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 Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)

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Message ✞ Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 13:45

Ciarán Ó Morha
Je m'appelle Ciarán Ó Morha, et même si je ne les fais pas, j'ai 2442 ans, bien que j'ai été transformé à mes 24 ans. Mais cela reste entre nous. Je suis né le 16/03/427 avant JC., dans un magnifique village de l'écosse actuelle, qui n'existe plus. Pour passer le temps je suis actionnaire dans plusieurs sociétés lucratives, propriétaire d'un bar à concert en ville, et Je suis à Ravensburg depuis 4 ans. On dit de moi que je suis parfois un peu étrange, ce qui est normal, car en réalité je suis un vampire (Croques monsieur). Actuellement je suis célibataire. D'ailleurs je suis bisexuel, si jamais cela t’intéresse. Mais ce qui m'énerve (ou pas), c'est d'être sans cesse comparé à Sam Claflin.
Les petits trucs à savoir
Ironique/Cynique ✝️ Cultivé ✝️ Possessif ✝️ Charismatique ✝️ Torturé ✝️ Débrouillard ✝️ Lunatique ✝️ Réfléchi ✝️ Pervers ✝️ Loyal ✝️ Rancunier ✝️ Passionné ✝️ Manipulateur ✝️ Curieux ✝️ Matérialiste ✝️ Taquin ✝️ ...
         
Il est né en Écosse, lorsque les Pictes n'existaient pas encore, dans une tribut où des Druides (certains étant des sorciers innés aux pouvoirs passifs), suite à la vision de l'un d'eux, ont décidé de faire de lui l'un des leurs à sa naissance, pour le sacrifier au monstre, et ainsi éviter plus de morts. Par les crocs du monstre qui tenta de se faire passer pour Dagda, Ciarán a vu mourir Niamh (prononcé Nive), sa maîtresse, son amante, son amour impossible. La seconde nuit, il s'est battu avec la rage de vouloir gagner, même s'il devait mourir. Le vampire, car le monstre n'était que ça, a été séduit et l'a transformé. Ils ont vécu ensemble, entre haine et désir, opposition et complicité, traversant les âges, se laissant corrompre par le plaisir, le désir, et le sang. Jusqu'à cette nouvelle femme qui séduisit Ciarán, une esclave qu'il désirait transformer, mais que son créateur lui déroba en la transformant à sa place. Créateur qui a réuni les futurs commanditaires de son assassinat en agissant ainsi. Ils sont restés ensemble durant un temps, avant de finalement se séparer, voguant chacun de leurs côtés, se retrouvant, s'aimant, s’insupportant sous le crime qu'ils portaient tous deux. Il s'est montré curieux vis-à-vis du monde, s'est mêlé aux mortels, s'est abreuvé à leurs gorges, mais n'a jamais retrouvé la liberté offerte par les mœurs de Rome, si ce n'était dans le sud des États-Unis, lorsque l'esclavagisme était encore d'actualité. On a fini par lui rapporter que sa sœur de sang, son amante, sa maîtresse, sa complice de toujours, était morte, lasse de la vie, de cette existence qui n'en finissait plus. Lui aussi, tout ceci a fini par le lasser... sauf qu'il l'a retrouvée, elle, sa sœur de sang, son amante, sa maîtresse, sa complice de toujours... tellement vivante, beaucoup trop pour que ce soit elle. L'obsession lui rendit son souffle. Il la désire et il la possédera. Musicien, compositeur, ... il était tout cela du temps de son humanité, druide barde et guerrier de son état. Il a gardé cet amour pour les arts, raison pour laquelle il possède aujourd'hui un bar à concert au sein de la ville. On pourrait s'imaginer que le vampire est un type bien, mais il a du sang sur les mains, celui de mortels, celui de son sire, celui... Donner la mort à un autre ne l'a jamais vraiment dérangé. Et en vérité, il est sans doute plus dangereux qu'un autre, capable du pire, comme du meilleur. Il parle plusieurs langues, dont les plus anciennes. Il écrit des journaux, pour le souvenir, pour ne rien oublier. Il en a perdu certains durant toutes ces années, par erreur, par oubli, ou parce qu'ils ont été détruits. Il pense qu'au moins l'un d'eux a fini entre les mains d'une certaine Anne Rice. S'il aime le sang, il aime aussi consommer du whisky ou de la guiness. ...
Je suis un (vampire)
Un vampire. Une créature qui foule cette terre depuis 2442 ans. Ancien druide de sa tribut, barde et guerrier à la fois, c'est par vengeance et pour protéger les siens qu'il a été transformé dans sa non peur de la mort. Son destin était déjà tissu sur la grande toile de celui-ci. Alors ses crocs se sont développés et il se nourrit de sang humain, n'ayant même pas essayé de s'abreuver à des gorges animales. Et puis... son créateur ne l'aurait pas laissé faire. Après ? Il était trop tard pour changer de mauvaises habitudes. Ses pouvoirs sont ceux de ses semblables.
Spoiler:
 
Et celui qu'il est aujourd'hui... ne le pensez pas aussi adorable qu'il pourrait en avoir l'air. Il est à la fois aussi dangereux que prévenant.
Prélude

Il existe des époques où ce qu'ils se passaient en certains lieux est méconnu du plus grand nombre et où les spéculations sont tout simplement grandissantes. Nul écrit ne vient pourtant retracer ces instants oubliés, ces façons de vivre que l'on tente de retrouver sans la moindre chance. L'unique moyen reste les chants, les mélodies fredonnées par des bardes qui autrefois étaient des druides de ces peuples celtes. Ceux qui psalmodiaient durant les batailles, les guerriers, les guérisseurs usant de plantes, les soi-disant devins, les fàith qui lisaient le futur dans les Oghams. C'est précisément durant ces temps immémoriaux que nous allons nous égarer, gratter la terre pour lui arracher des secrets mille fois enterrés par les spectres des Highlands. Car c'est parmi ces landes que Ciarán a vu le jour il y a 2442 ans.

Un autre monde. Une autre réalité. Une incompréhension pour les âmes d'aujourd'hui. Et pourtant... intemporelle existence.

Perdu dans les landes irlandaises, parmi ce peuple qui était le sien, et qui n'était pas encore assez stable pour persister en un endroit particulièrement précis, mais qui voguait au gré des saisons qui s'égrenaient sur des terres qu'ils considéraient comme leur territoire. Ils étaient un lambeau de ce peuple que l'on qualifierait un jour de celte, un savant mélange de plusieurs tributs qui s'étaient déjà combattus, traversant l'océan nécrophage qui séparait ces eaux qui seraient, des siècles plus tard, à la fois anglaises et irlandaises. Mais plus encore, souillant son sang d'autres liquides pourpres de tout horizon ayant migré, ou s'étant égaré jusque sur ces terres inhospitalières.  

On prétendait que la couleur flamboyante au soleil de ses cheveux venait de ces mélanges intemporels. Les druides du village avaient décidé en le voyant qu'il serait l'un des leurs, élevés en ce sens, ressentant pourtant le potentiel guerrier du futur barde qui clamerait l'histoire autant par la lame que par les mots. « J'ai vu mes frères. J'ai vu ce qu'il adviendra de nous si nous n'agissons pas. S'il n'est pas lié à notre ordre, il ne sera pas là où le destin le prendra à notre place à tous. » clama l'un des membres du conseil druidique, fàith de son état, prétendant voir ses visions dans les Oghams alors que ce talent n'était lié qu'à l'héritage ancré dans ses gènes. Alors, ce druide porteur du don de prophétie, et ces sorciers trop éloignés des autres virent en lui la possible vision d'une mort certaine s'ils ne l'entrainaient pas dans l'immensité de leur devoir. Manipulation funeste. Juste sacrifice d'un enfant tout juste né. Geis prononcé au-dessus du nourrisson et appliqué à même sa chair. Comme si le destin était déjà gravé dans le marbre, on le destina, sans le lui révéler, à endosser ce sacerdoce pour préserver son peuple et détourner le monstre en se sacrifiant pour les autres.

Amour impossible.
Amour interdit.
Dévastation.
Tourments.
Protection.
Sacrifice.
Monstre.
.........

Faded

A genoux dans la terre, ses doigts crispés sur la branche qui lui servait pour apprendre l'art du combat auprès de son maître. L'adolescent sentait la morsure de la douleur irradier son dos tandis que la rugueuse aspérité de l'écorce caressait sa nuque comme une lame qui serait venu la lui trancher. Distrait. Il l'avait aperçue et son esprit s'était évadé de ses préoccupations premières, de son devoir, de ses obligations, comme une nuée d'oiseaux prête à s'envoler dans un ciel assez mauvais pour causer leur perte. Elle avait cet effet-là sur lui depuis quelques mois déjà, laissant son palpitant tambouriner dans son poitrail chaque fois qu'il venait à l'apercevoir, croisant son regard, alors qu'il aurait tant voulu pouvoir prétendre la réclamer, la prendre pour épouse devant la Déesse, ainsi que devant le Dieu Cornu, son fils et époux. Mais on lui avait suffisamment rappelé que le devoir d'un Druide allait au-delà de celui d'un époux, que s'il avait été appelé par leurs déités, c'était qu'ils avaient de grands projets pour lui, et qu'il ne pouvait décemment pas les décevoir pour les beaux yeux d'une fille. La chasteté n'était néanmoins pas réclamée, mais un engagement durable en dehors de l'ordre était inenvisageable malgré le désir ardent qu'il vouait à Niamh*. Il n'y avait de ce fait aucune chance pour que quoique ce soit vienne se concrétiser entre eux, parce qu'il resterait loyal à l'ordre qui l'avait élevé, qui avait finalement fait de lui l'homme qu'il était à ce jour. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de laisser ses iris la suivre et se perdre sur elle lorsqu'elle se trouvait à proximité. Sa beauté irradiait comme un soleil venant éblouir l'obscurité de la nuit, sa douceur elle-même était une tentation insoutenable, mais lorsqu'il sentit la morsure du bâton cogner rudement contre ses fesses, il revint sur terre, retrouvant le souffle qui lui avait manqué durant un instant, chassant l'obsédante créature au profit d'une nouvelle douleur au niveau de son cul.

« Qu'est-ce que je t'ai déjà dit sur la concentration ? RIEN ne doit parvenir à te perturber, où tu finiras par nourrir les corbeaux. » s'emporta son maître d'armes, celui qui lui apprenait l'art du combat celte, qui s'acharnait à faire de lui celui de la vision de son frère, l'homme qui détournerait la bête du village. Le sacrifice était utile et c'était là tout ce qui comptait pour les autres druides au courant de la manigance. « Va donc la prendre, et reviens me voir l'esprit libre demain matin à l'aube. » « Et bien ? Qu'est-ce que tu attends ? Pour ça aussi il te faut un entrainement ? Tu veux que je la prenne devant toi pour te montrer comment faire ? » ricana l'homme entre deux âges, tandis que la mâchoire de Ciarán se contractait de colère et de... jalousie. Sa prise se raffermit autour de la branche, juste avant qu'il ne se relève pour tenter de venir assener un coup à son professeur, qui esquiva avant de le faire retomber sur son cul douloureux. « La colère t’obscurcit l'esprit. » Il sembla réfléchir une seconde, tandis qu'il plaquait le morceau de bois contre la gorge de l'apprenti druide. « Va la prendre ou son mari le fera le premier. » trancha-t-il tandis qu'une nouvelle obstination s'étirait sur ses traits entre deux âges. La surprise venait de noyer les prunelles du plus jeune... son mari ? Il n'eut pas besoin d'une explication supplémentaire pour savoir, pour comprendre. Si les femmes avaient des droits, au même titre que le restant du peuple, les Druides avaient tout pouvoir, y compris celui de destiner deux êtres l'un à l'autre. Elle était une distraction, et en la destinant rapidement à un autre, elle perdrait de son intérêt, de son accessibilité. D'un geste furieux, il repoussa sur le côté la branche qui érafla sa gorge sous l'indifférence parfaite de celui qui se releva avec souplesse, dardant des prunelles furieuses sur son ainé. Pourtant, il ne ramassa ni son arme, et il ne s'empressa pas de s'en prendre à lui. A la place, il serra les poings et s'empressa de rejoindre celle qui obsédait son esprit. « Niamh ! » Elle pivota sur ses pieds pour laisser son regard dériver sur celui auquel elle adressa ce sourire qui clamait combien les sentiments brûlants qui pulsaient dans le poitrail de l'apprenti, étaient partagés. Mais avant que ses lèvres ne parviennent à émettre le moindre son, il se trouvait devant elle, un doigt murant ses lèvres dans le silence attentif et une œillade interrogative. « Il faut qu'on parle... » reprit-il, tandis qu'il dardait un regard en direction de son ainé qui les fixait, un sourire moqueur au creux des lèvres. « ...ailleurs. Tu veux bien venir marcher avec moi ? »

Elle hocha la tête, et il se contenta de s'emparer de sa main tout en l'entraînant à l'écart du campement dans un silence qui ne cessait de s'éterniser et qu'elle ne semblait pas pressé de briser. Peut-être sentait-elle cette tension douloureuse qui bandait les muscles du guerrier. Celle qui, à mesure que ses pas écrasaient l'herbe et qu'ils s'éloignaient du reste de la tribut, s'estompait progressivement. Ils finirent par s'arrêter sous son impulsion, tandis qu'il se tournait finalement vers elle. Ses iris ne pouvaient s'empêcher de dévorer silencieusement les traits qui étaient les siens, la pâleur de sa peau, la noirceur de ses cheveux de jais dont il aimait particulièrement le contact lorsqu'ils effleuraient involontairement le moindre parcelle de chair. « Les druides vont te choisir un époux. » jeta-t-il comme pour s'en débarrasser, alors qu'il savait que le côté pressant de la chose relevait de sa responsabilité. Néanmoins, il la vit esquisser un sourire et se rapprocher de lui, se méprenant sur la nouvelle qu'il lui avait annoncée. « Je suis un apprenti druide, Niamh, ce n'est pas moi. » marmonna-t-il en laissant ses traits se fermer légèrement, tandis que le sourire de la jeune fille flétrissait à même ses lèvres. « Je n'ai le droit qu'aux plaisirs éphémères, pas aux engagements durables en dehors de l'ordre. » se senti-il obligé de préciser, comme si elle ignorait cette loie, cette obligation que l'on n'avait cessé de lui rabâcher durant son enfance. Malgré tout, il laissa ses prunelles dériver sur le corps délicat de la jeune femme, avant de revenir s'ancrer dans les siennes, ses lèvres s’entrouvrant à nouveau, alors qu'il s'avançait d'un pas brumeux pour se rapprocher d'elle. « Je sais que je n'ai aucun droit de te demander ça, mais... » ... ce fut elle qui plaça son index sur ses lippes, lui recommandant de se taire, tandis qu'elle pressait son corps désirable contre le sien. « Aucun c'est vrai. Mais moi oui, Druide. Tu me le dois pour m'avoir leurré de tes regards. Et tu me le devras encore, tant que je ne t'aurai pas dit que ta dette n'est plus. » Un sourire moqueur naquit sur les lèvres de Ciarán, avant qu'elle ne le renverse à même le sol pour le chevaucher, le dominer. Distrait à nouveau. Bien qu'il inversa rapidement leurs positions pour la surplomber et trouver ses lèvres. Ils n'en avaient pas le droit. Ils n'en eurent jamais le droit. Mais ils s'aimèrent sous les regards assoiffés de leurs déités, bien que nul lien sacré ne soit soufflé entre eux, alors qu'elle se liait à un autre.

Terrible love

La nuit était tombée sur les landes, emportant certaines âmes dans les limbes des songes, tandis que d'autres s'attardaient dans un lieu qui les préservait de tout assoupissement. La nuit dissimulait les retrouvailles lascives du couple, loin, trop loin du campement pour que nul ne vienne les surprendre et les accuser. Lui était parvenu à devenir un véritable guerrier, un barde reconnu, capable de chanter, de jouer, de fredonner, d'inventer, de relater, ou de se servir de son épée avec une facilité déroutante. Il l'avait déjà fait, combattre pour préserver le village, pour préserver Niamh... et sa progéniture dont il ignorait si elle avait un lien avec lui ou avec cet époux qui la prenait tout autant que lui, si ce n'était plus. Jalousie possessive, pour cette femme qui ne pourrait jamais être officiellement sienne. Jalousie... Quand ses pas foulaient l'herbe humide de la nuit tombée depuis quelques heures. Il avançait, la cherchait, s'apprêtant à la rejoindre lorsque son cri transperça les bois pour parvenir jusqu'à lui, le figeant moins d'une demi-seconde avant qu'il ne s'élance, la main sur la garde de son épée. Ses pas. Le bruit qui martelait à ses oreilles. Et rien ne semblait aller assez vite à son goût alors qu'il se dirigeait vers l'origine du cri, lui, et lui seulement, les autres n'ayant pas été assez proche pour percevoir cette voix trop vite étouffé pour porter trop loin. Il évitait les branches quand les ronces s’agrippaient sournoisement à lui comme pour retenir sa course, l'empêcher d'arriver à temps. Pourtant, il déboucha finalement sur cette scène... elle, plaquée contre un arbre, un visage enfoncée dans le creux de sa gorge, quand le sien semblait cireux et qu'un soupir s'extirpait de ses lèvres bleuies. Détails que l'obscurité lui dissimulait, comme si son doux amour était en train de coucher avec un étranger, n'ayant même plus besoin de taire ses cris. La rage irradia ses membres alors qu'il s'élançait contre la silhouette, sa lame fendant l'air où elle s'était trouvé un instant plus tôt, le corps de Niamh tombant lourdement au sol. Sa gorge était souillée de sang, l'odeur, qui aurait dû lui sauter au nez, le submergea subitement, alors qu'il relevait les yeux sur l'homme qui se tenait à quelques pas de lui, le fixant dans la semi-obscurité que la lune éclatante tranchait. Ciarán le vit, ce carmin qui glissait au coin de ses lèvres... le monstre venait de boire le sang de celle qu'il aimait, et se trouvait au sol, à la frontière des ténèbres menaçant de l'envelopper. Mais il ne pouvait se détourner de la menace malgré la présence de la jeune femme, et ce fut face à elle qu'il se plaça, l'arme levée, prête à l'attaquer à nouveau.

« Qui êtes vous ? » Question rhétorique voulant signifier plutôt un "qu'est-ce que vous êtes ?" histoire de pouvoir rapporter aux autres ce qu'il avait affronté dans les ténèbres d'une nuit et qu'il s'apprêtait à tuer sans remord. « Ton Dieu, Mortel, et ton Dieu n'apprécie pas que l'on interrompe son repas. » répliqua-t-il en lapant le sang qui coulait presque sur son menton. « Niamh n'était pas un sacrifice. » gronda-t-il en fixant le soi-disant Dieu Cornu qui se tenait face à lui. Mais il ne pouvait y croire, tandis qu'un rire moqueur s'extirpa des lèvres de l'agresseur, tandis que lui-même raffermissait sa prise autour de son arme. « Elle s'appelait ainsi ? » s'enquit-il avec un dédain qui l'énerva plus encore. « Pour remplacer cette regrettable erreur, tu n’étancheras pas ma soif ce soir, mais ta tribut... » poursuivit-il avant d'étirer ses lèvres de sorte à découvrir largement ses canines acérées, avant de pivoter pour disparaître trop rapidement dans les ténèbres, laissant un Druide qui tomba au sol aux côtés d'une Niamh qui ne respirait plus. Un cri furieux s'arracha à sa gorge cette nuit-là...

Le monstre venait de frapper une première fois. La troisième fois, elle l'emporterait, lui, sauvant le restant de la tribut.

Ce n'était pas un dieu. Ce n'était que l'un de ses monstres que Samhain devait maintenir à l'écart, il en était certain. Et si ce n'était pas le cas, qu'il s'agissait réellement d'un dieu, alors il périrait, terminant ce chapitre sur son corps brisé. Ainsi, d'autres hommes rodèrent autour du campement durant la journée, et la nuit tombant, Ciarán, et d'autres encore, arpentant les bois environnants. Le premier soir, il ne se passa rien, mais le second, le guerrier se retrouva face au monstre responsable de la déchirure qui maculait son palpitant trébuchant. « Est-ce ainsi que tu traites ton Dieu, Mortel ? En rameutant ta petite tribut pour que je la dépèce avant qu'elle ne tente de le faire ? L'adolescent était un sacrifice de ta part ? » s'enquit sournoisement le prédateur tout en se rapprochant de lui, tandis qu'il réalisait que le monstre venait sans doute de s'abreuver, alors que ses doigts se raidissaient sur l'épée. « Je ne vous ai fait aucun sacrifice et vous allez mourir. » lui cracha-t-il au visage, guerrier présomptueux prêt à sacrifier son existence pour le bien des siens, pour la vengeance qui pulsait dans ses entrailles. Déjà il s'élançait, et s'il blessa la créature, celle-ci eu l'occasion d'en faire de même, et plus profondément, tandis qu'il remarquait que la plaie du prédateur se refermait. Mais il n'abandonna pas, poursuivant, et chaque fois qu'il tombait au sol, il se relevait, laissant le sang filer de ses blessures en se moquant d'elles, ne se préoccupant que de lui. S'il avait su comment tuer le monstre, peut-être aurait-il eu une véritable chance alors, mais le devin n'avait pas pensé à le lui expliquer, pour préserver ce futur qu'il s'était acharné, lui, et les autres, à préserver tel qu'il se produisait en cet instant. « Ne comprends-tu pas que tu vas mourir ? » « La mort ne me fait pas peur. » Il le vit sourire, et le monstre usa de sa rapidité et de sa force pour le désarmer, avant de le saisir à la gorge pour le soulever. Ses pieds ne touchaient plus le sol et au lieu de le chercher, chaque membre libre tenta de lui assener des coups. Brutalement, son corps heurta un tronc, lui arrachant un gémissement sourd, étouffé par le souffle dérobé par le choc. « Mon petit sacrifice. » murmura l'agresseur, le vampire dont les crocs se fichèrent dans sa gorge avec l'avidité d'un assoiffé qui venait pourtant de se nourrir. Mais il avait déjà perdu du sang... et il ne tarda pas à se retrouver si près des bras de la déesse que son esprit troublé lui donna l'impression de la voir, là, devant lui, à la place du vampire. « Bois. » lui ordonnèrent-ils d'une voix mêlée, unique, le laissant incapable de déterminer s'il s'agissait là d'un homme ou d'une femme. Mais il se mit à inspirer le fluide sous le sourire satisfait de celui qui devenait dès lors son créateur.

*Niamh : prénom gaélique prononcé Nive, qui signifie brillance.

Syst.3.msc
Hey, alors je vous ai trouvé sur PRD, j'ai la vingtaine bien entamée, et honnêtement, j'adore vraiment ce forum ! Cette vision des vampires qui ressemble à celle d'Anne Rice. Et puis ce côté plus réaliste... j'aime  *-*

         
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Dernière édition par Ciarán Ó Morha le Mar 26 Jan - 17:10, édité 10 fois
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Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 13:47

You need me

Tu as besoin de moi, Ciarán. Tu auras toujours besoin de moi. Et si ce n'était plus le cas, je te réapprendrai à en avoir besoin, encore.

Rome. Nouveau théâtre des horreurs. Nouvelle facette d'une existence avec un sire possessif, ayant vu à travers Ciarán l'infant qu'il désirait, cette curiosité qui affrontait la mort le menton relevé, certain de son trépas et qui pourtant s'était avancé jusqu'à la mort. Il l'avait lancé au milieu de quelques voyageurs, le laissant assouvir sa soif dans l'excès et la démesure, le sang et l'horreur. La noirceur de la créature enveloppait l'âme de l'ancien druide à présent damné.

Tu as besoin de moi pour contrôler tes pulsions. Pour apprendre. Pour survivre, mais surtout pour vivre. A jamais.

Les mots lui avaient brûlé l'esprit comme une sourde menace. Encore à cette seconde, alors qu'il se trouvait dans cette villa romaine, au sommet d'un Empire puissant et lucratif, où il se faisait appeler Caius, tandis que son sire s'avérait être Darius. Ils se faisaient passer pour deux frères... une véritable aberration lorsque l'on se trouvait dans l'intimité des deux vampires, puisqu'ils leur arrivaient de partager plus qu'une simple maison, que de simples repas, qu'un simple lit. Et pourtant, Ciarán ne pouvait que haïr ce sire d'avoir fait de lui le monstre qu'il était, le genre qui avait assassiné Niamh, le genre qui était capable de tuer par pure faim dévorante, le genre que la Rome antique servait, sans même l'imaginer. Les esclaves satisfaisaient la faim, et si par malheur l'un d'eux venait à périr personne ne s'en inquiétait. Les mœurs s'égaraient, se perdaient dans l'immensité de la perversité des hautes sphères, on autorisait, on tolérait, on acceptait, et on fermait les yeux. Aucun Dieu, quel qu'il puisse être, ne viendrait soulager les tortures de ces peuples, jusqu'à ce que s’effondre cette société ou qu'elle évolue vers autre chose. Pour preuve, sa propre tribut n'existait plus, elle était devenue autre en se mêlant à un adversaire qui ne l'était plus tant. Il fallait affronter le monde, devenir plus fort, se forger les armes pour ne pas finir sous le joug d'un autre. Mais cela ne le concernait plus, même la progéniture de Niamh n'avait plus d'importance dans cet univers où le temps ne semblait plus avoir de prise, où la mort elle-même semblait étrangère et répugnait à tenter d'emporter les créatures qu'ils étaient à présent. Des Dieux ? Sûrement pas, il le savait au plus profond de son être qu'il n'en était pas un, que ses capacités n'étaient qu'une amélioration de ce qu'il était auparavant. D'ailleurs, il avait déjà vu l'un des siens redevenir poussière, et l'on soufflait tant de choses immatérielles sur la possibilité de rejoindre le giron des limbes, enfin. Les plus âgés finissaient toujours par se lasser s'ils ne finissaient pas par trouver un dérivatif. Ciarán, lui, écrivait pour ne rien oublier, craintif que sa mémoire défaille un jour. Il avait tenté de dessiner le visage de son aimé d'autrefois, mais cela restait brouillon et rien ne lui rendait justice. Peut-être, au fond, que son souvenir commençait déjà à pourrir dans son esprit. Alors il écrivait, rédigeait... dès l'instant où cela avait été possible. Et Rome, pour cela, lui avait apporté énormément. Il y traça les orgies, tant de sexe que de sang, et ce calcul prémédité, cette rancune taciturne qui tourmentait son palpitant inerte.

Murder

La nuit était épaisse, troublante de sa propre existence, tandis que la créature se tenait sur une colline, à proximité d'une seconde ombre aussi silencieuse qu'elle. Sans doute cherchait-elle à préserver Ciarán, à lui laisser ressentir l'appel auquel il ne répondrait pas, puis cette mort qui ne tarderait pas. Le vent vint choisir cet instant pour charrier jusqu'à eux la fragrance de la ville, chatouiller leurs narines des parfums familiers qu'ils quitteraient dès que tout serait terminé. Car quelque chose se déroulait cette nuit-là. Quelque chose d'improbable. Une imprononçable trahison que tous les deux portaient allègrement sur leurs épaules. Rien n'était véritablement pesant, pourtant il se sentait à la fois coupable et responsable, certain de faire ce qu'il fallait, pour la justice d'autrefois et celle d'aujourd'hui. Malgré tout, son front se plissait, ses lèvres se pinçaient lorsque la jeune femme à ses côtés leva les yeux dans sa direction pour observer le côté préoccupé de ses traits. Instinctivement, ses doigts vinrent s'emparer des siens telle la sœur qu'elle était devenue, telle l'amante qu'elle restait, tel l'amour qui s'était fait baume pour adoucir la perte de la première. L'éternité pourtant, exacerbait les sentiments, tandis qu'elle en atténuait d'autres. Les choses perdaient de l'importance quand d'autres s'en paraient d'autant plus.

« Tu as fait ce qu'il fallait. » tenta-t-elle de le rassurer. Après tout, elle avait été à ses côtés durant toute l'opération... trouver les chasseurs, leur faire part des crimes de leur créateur, et leur indiquer où il se trouvait. Tout avait été réalisé secrètement, sans que nul ne le sache, sans que nul ne l'apprenne. Elle, complice de tous ces méfaits, avait éloigné leur sire le temps que Ciarán agisse discrètement, sans jamais réellement approcher ceux qui les traquaient, qui chercheraient à les exterminer, eux aussi, s'ils apprenaient ce qu'ils étaient, et le sang qui narguaient leurs mains de sa souillure invisible, car nettoyée. Celle qu'il leva pour venir chasser une mèche de ses traits délicats. Elle avait été esclave, la sienne lorsqu'il se faisait appeler Caius, et que leur sire avait préféré Darius. Celle que ce dernier lui avait arraché par jalousie, créant ce lien inaltérable avant que Ciarán n'ait le temps de le mettre lui-même en place. « Est-ce que tu diras toujours la même chose lorsqu'il nous appellera ? Lorsque sa mort arrivera jusqu'à nous ? » s'enquit-il, conscient de ce qui allait se produire, certain qu'elle lui en voudrait de son côté, pour cette douleur, même si elle clamait à cet instant qu'il méritait tout ça. Il le méritait peut-être, mais eux ? La méritait-il cette foutue douleur comme s'ils allaient crever à même ce sol ? Dépecé, brûlé, ou quoique ce soit d'autre qu'il se passera dans cette immense demeure qui ne sera plus que cendres d'ici quelques heures. Elle secoua la tête, laissant un sourire tendre s'y dessiner, avant que celui-ci ne se fige... l'appel. Des chasseurs. Venez m'aider. Ils l'entendirent et leurs mains se serrèrent plus encore. Eux, les deux meurtriers d'humains, et à présent de leur propre sire. Ils se fixaient de leurs regards troublés, cherchant sans doute à se convaincre que ce qu'ils faisaient était juste. Ils n'assassinaient personne de leurs propres mains, mais elles étaient toutes aussi rouges, toutes aussi souillées que s'ils avaient eux-mêmes tenu les armes et les flambeaux. Les mots ne suffisaient plus. Le souffle se tarissait.

Il devait savoir qu'ils n'esquissaient pas un geste vers lui, qu'ils restaient là, sur cette colline, ne fixant même plus l'horizon. Ils ignoraient ce qu'il se passait, s'il débarquerait ici-même pour les punir de leur inertie. Ils l'ignoraient, mais ils prenaient ce risque, celui de crever par sa main, ou sous la douleur ignoble. Et puis cela arriva. Raz de marrée. Dévastation. Son et vue qui se brouillent. Sensation de la chair dévorée par les flammes. Doigts qui se crispent, qui s'accrochent, qui se tendent. La douleur les avalait littéralement alors qu'ils ressentaient en stéréo la mort de leur créateur. Ignoble sensation, mais la culpabilité s'en trouvait absoute, puisque la punition tombait, implacable épée qui les assassinait, eux aussi. Brusquement conscient que le toucher restait le seul sens encore à peu près fonctionnel, Ciarán précipita ses lèvres contre celles de son amante, s'abreuvant à ces lippes comme si elles étaient le dernier lambeau d'un radeau accessible, et qu'il risquait de se noyer à tout instant. Sa langue glissa, caressante, ses doigts l'attirèrent contre son corps meurtri, lui arrachant un gémissement de douleur fardé d'un plaisir trop fragile en comparaison. Mais ils risquaient de devenir fou si cette douleur ne cessait pas bientôt, si les Dieux n'y mettaient pas bientôt un terme.

Tout cessa. La douleur s'estompa aussi brutalement qu'elle était apparue, et leurs lèvres s'abandonnèrent sous un essoufflement, preuve des dernières minutes. Non du baiser mais de cette mort qu'ils avaient provoquée. Front contre front, ils se fixèrent en silence encore plusieurs instants sans esquisser l'ombre d'un geste, sans même réaliser qu'ils étaient tombés à genoux sur cette colline, comme suppliant le ciel pour que tout finisse, que tout s'abrège. Puis elle leva une main dans sa direction, repoussant une mèche de cette chevelure brûlante avec tendresse. « On l'a fait. » souffla-t-elle sous un sourire presque grisé qui le surprit... alors qu'il se rendait compte que ce meurtre, celui réalisé par procuration, était tout simplement jouissif. Un éclat de rire résonna dans l'air, et il réalisa brusquement que c'était lui qui riait, lui qui se réjouissait de cette mort qui le culpabilisait presque un instant plus tôt. « On l'a fait ! » s'exclama-t-il avant de se laisser tomber sur l'herbe fraiche, le regard perdu dans l'immensité du ciel. Libre.



Ghost

Vivre pour l'éternité. Cadeau précieux ou empoisonné ? Ciarán vous répondrait les deux, si on lui posait la question. Les deux, car cela signifiait vivre avec un monstre tapi au fond de son esprit, sous les pulsions sanglantes qui croupissaient en chaque être. Les deux, car cela voulait dire assister à la mort de certains êtres et rester inchangé. Les deux, car cela signifiait entraîner les plus importants au milieu des tourments de cette éternité. Les deux, car cela voulait dire se mêler à des époques différentes, à... Les deux, pour le vampire millénaire qui se lassait de l'existence, qui perdait ce goût précieux vis-à-vis de la vie à mesure que le temps s'égrenait. Il comprenait ceux qui avaient décidé de mettre finalement un terme à leur existence, car elle finissait forcément par devenir trop longue, trop... Beaucoup trop. Plus encore quand ceux qui n'auraient jamais du disparaître finissaient par le faire. Mais il s'accrochait encore, suivait avec un intérêt teinté d'une demi-mesure les préoccupations d'Osvald vis-à-vis de cette guerre qui laissait s'affronter vampires et sorciers de la confrérie, dans cette tentation de contrôler des êtres assoiffés de sang. Ciarán, pourtant, ne prenait nullement parti, lui s'était contenté de venir en ville, attiré par les désirs et les tentatives du vieux vampires, rachetant un vieux bar qu'il rénova pour en faire un bar à concert, où des artistes, connus ou non, pouvaient venir se produire. La musique, les mots, les dérives artistiques, son plus grand plaisir, son plus grand désir. C'était un radeau, un besoin, une obsession qui le gardait encore à flot. Mais certains de ses infants venaient parfois rôder dans les villes dans lesquelles il s'attardait, ayant senti la lassitude de leur sire et s'inquiétant sensiblement pour lui. Une lassitude qu'il dissimulait derrière ses traits. Une lassitude qui lui brûlait l'âme et la chair comme une mauvaise prédiction.

Une lassitude qui ne le quittait plus, alors qu'il sortait le soir et se mettait en chasse. Aller dans l'un des centres de donneurs de la confrérie ? Certainement pas. Il lui fallait moins d’aseptisé et plus d'authenticité pour le garder encore en vie. Il évitait simplement de laisser trop de cadavres derrière lui, et ne s'attaquait généralement qu'à des laissés pour compte ou des criminels, voir à des junkies qui seraient bien incapables de répéter ce qu'il se serait produit. Certains humains, encore, ne recherchaient que cela, cette foutue adrénaline qu'un vampire de ces livres à l'eau de rose laissaient penser des vampires. On lui avait même déjà dit qu'il ressemblait à l'image que l'une d'elles se faisait d'Edward Cullen. L'ironie était presque mordante... ces livres étaient si éloignés de la vérité que c'en était presque risible. La seule qui avait montré une trop grande attention à ces êtres mythiques avait écrit des récits qui lui laissait presque songer qu'elle l'avait croisé lui ou un autre de ses semblables, à moins qu'elle ne soit tomber sur l'un de ses carnets pour s'en inspirer pour ses livres. Un sourire nargua ses lèvres à cet instant, à ces pensées volages qui pulsaient dans son esprit, tandis qu'il enfonçait ses mains dans ses poches, avançant dans les ruelles Ravensburg à une heure plus qu'indécente. Il cherchait, laissant ses prunelles s'égarer sur ce qui l'entourait, permettait à son odorat et à son ouïe de se perdre dans cette recherche du repas parfait. Du moins le faisait-il, lorsque son regard se posa sur elle.

Il s'immobilisa brusquement, ne parvenant à détacher ses prunelles de cette silhouette trop familière, spectre oublié, créature décédée, redevenue poussière depuis plusieurs siècles. L'éternité, ils l'avaient partagé un temps... sa complice. Mais elle se tenait là, devant lui. Lui avait-on menti ? Rapporté des ignominies pour l'égarer et le perdre ? La colère venait déjà pulser à ses tempes, tandis que ses poings se resserraient avidement. Il en oubliait d'inspirer. Il s'en égarait à ne se fier qu'à cette vision mille fois trop chimérique pour être réaliste. Malgré tout, il traversa la distance qui les séparait pour l'enlacer dans ses bras, et venir plaquer ses lèvres contre les siennes. Il sentit l'immoralité de ce baiser différent, la résistance de la douceâtre chimère qu'il retenait dans ses bras comme si elle risquait de redevenir fumée, spectre immatériel qu'il ne pourrait plus jamais saisir. Il était mort depuis des millénaires. Il était lasse de courir et de perdre le monde à sa portée. Mais elle se tenait là et la chaleur... Il prit conscience de ses mains qui tentaient de le repousser, de celle qui vint se plaquer sur sa joue à l'instant où il libéra ses lèvres qui l'appelaient pourtant encore. Il l'entendait encore ce cœur dont il était assoiffé, ce sang qui filait si vite sous la cavalcade effrénée du palpitant. « Non mais ça va pas ! » s'emporta la jeune femme qu'il avait sous les yeux et qu'il dévorait des yeux. Au fond de lui, il y eut cette envie, celle d'emporter la jeune femme loin d'ici, de la séquestrer jusqu'à... jusqu'à quoi précisément ? Il n'en savait rien, mais le goût de vivre, celui-là même qui était devenu rance sur sa langue était redevenu aussi délicieux que du miel savouré à même ses lèvres. « J'ai du vous confondre avec une autre... pardonnez-moi, m'eudail*. » souffla-t-il d'un timbre taquin en la fixant de cette œillade amusée, bien qu'exprimant clairement le désir possessif qu'il ressentait pour elle. Mais il n'attendit pas sa réponse, ou bien encore qu'elle relève ses mots, ce dernier qui ne devait sans doute pas avoir la moindre signification à son oreille. Il se contenta d'inspirer sa fragrance, désireux de la retrouver, de la suivre à distance pour savoir jusqu'où elle pourrait le mener, et où il pourrait l'observer par la suite. Puis il s'écarta, s'éloignant d'elle sans un regard supplémentaire.

Le destin ne semblait pas vouloir le voir perdre tout désir de vivre.
A moins que ce soit les Dieux, non pas les créatures, mais les véritables.

*m'eudail : signifie mon amour en gaélique écossais. L'expression est différente du gaélique irlandais.


       
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Dernière édition par Ciarán Ó Morha le Lun 25 Jan - 22:41, édité 10 fois
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Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 13:47

Welcome here copain vampire
Bon courage pour la suite de ta fiche.
N'hésite pas en cas de questions et merci de nous avoir rejoint

Edit :: je change cela de suite 8D
Edit 2 :: ah bah va y chérinette Razz

------------------------------



Dernière édition par M. Oskar Petrovsky le Dim 24 Jan - 13:49, édité 1 fois
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 13:48

Bienvenue à toi & bonne chance pour ta fiche ♥ ; si tu as la moindre question ou demande n'hésite pas le staff est là pour toi :D

+ Je m'en occupe =)
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 13:58

SAM + BASTILLE, et ce pseudo.
Bienvenue parmi nous, et bonne rédaction ! bave
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 14:22

Bienvenue beau vampire et bonne rédaction. ♡
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 14:40

Merci pour le pseudo *-*

Merci beaucoup tout le monde 27
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 14:47

Hey bienvenue sexy vampire bave

Bon courage pour ta fiche et n'hésites pas si tu as des questions :)
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 14:51

L'homme de ma vie excited bed

Bienvenue et bon courage pour ta fichette *-* Je veux et j'exige un potit lien coeur 2
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 14:55

Bienvenue sur le forum, et bon courage pour ta fichette.
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 16:44

SAAAAAAM *-* *-* *-* *-*

Bienvenue à toi bed bed bed
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 18:19

Sam bave
Bienvenue à toi le vieux vampire et bonne chance pour ta fiche *-*
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 19:49

Merci tout le monde 52 Vous aussi vous êtes sexys bed

Et Astrée, l'homme de ta vie, ah oui ? siffle
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Dim 24 Jan - 19:56

Oui oui *-* Caflin est l'homme de ma vie, même s'il ne le sait pas encore héhé
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Lun 25 Jan - 12:50

C'est la première fois que je tombe sur une fiche aussi longue excited
Je vais m'y prendre en plusieurs fois pour la lire Rolling Eyes Mais en tout cas, j'aime beaucoup ta plume, c'est un vrai plaisir de te lire dada
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Lun 25 Jan - 23:13

Astrée, il le saura peut-être un jour siffle

Zoey : Je crois que c'est la première fois que je fais une fiche aussi longue, on est quitte
Merci beaucoup
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Mar 26 Jan - 18:58

Enfin une fiche longue *-* (mais bon, peut-être un peu trop cette fois ci ahah). Concernant ton personnage et bien pour mon cas je suis fan, c'est... Très détaillé tout ceci et c'est précisément tout ce que j'aime, j'ai réussi à me mettre dans la peau de ton personnage et ça ne m'arrive vraiment que très rarement du coup je suis fan. Le fait est que l'on ressente aussi bien les émotions de ton personnage ça me donne juste envie d'en apprendre plus sur l'avenir de ton personnage. Bref, je te souhaite une excellente route sur TSN et au plaisir de voir comment tu feras évoluer ton joli homme ♥️

Félicitation tu es validé(e)

Tout d'abord, nous te remercions de t'être inscrit(e) sur THE SLEEPY NIGHTMARE yuhu Tu t'amuseras parmi nous, tu verras, on est un peu tarée quand même, mais chut crazy green Tu peux dès à présent poster partout sur le forum, t'occuper de ton personnage, venir nous rejoindre sur le flood et autre.
Profil & signature
Pour commencer, veille à remplir tous les champs de ton profil. Ce n'est pas obligatoire, mais c'est toujours plus agréable. Tu peux aussi mettre une signature pour rendre tes postes plus agréables. N'oublies pas une pensée pour les PC qui bug, donc pas trop de gif et pas plus de 500px de largeur.
Gestion du personnage
➢ Merci de t'assurer d'avoir prit connaissances des différentes |url=http://ravensburg.forumgratuit.org/f137-les-annexes]annexes[/url] du forum qui pourrons t'être utiles dans ton jeu.

➢ Tu trouveras tout ce que tu as besoin pour donner une vie à ton personnage dans la section par ici. Tu y poste ta fiche de lien, faire tes demandes diverses et variées. Et pour trouver des RPs facilement, tu peux aller dans ce sujet.

➢ Tu peux, si tu le souhaites créer des scénarios/pré-lien, pour aider le forum à grandir. Les gens aiment prendre des scénarios, alors n'hésites pas à créer ta petite famille, ta future chérie, ton meilleur ami ou toutes autres personnes importantes dans ta vie.

➢ Et enfin n'hésites pas à participer dans le flood, les jeux... T'investir dans la vie du forum. Cela ne pourra que t'aider. Nous avons également une CB assez active où régulièrement des soirées sont organisées. Tu peux aussi voter pour le forum ou encore poster sur PRD/BAZZART/FACEBOOK, afin d'aider le forum à se développer. Nous t'en remercions d'avance.

Merci encore de nous avoir rejoint et bon jeu parmi nous wonderful
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Invité

Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞ Mar 26 Jan - 19:28

Merci beaucoup Stella *-*
Imagine que j'ai du me dire stop pour l'histoire je sors
En tout cas, merci beaucoup *-* coeur 1
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Message ✞ Re: Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)    ✞

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Things we lost in the fire (Ciarán - vampire)
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