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 Song of storms ♦ ft. Carmen

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Éléanor V. Clifford

Age : Tu as gardé cette âge physique mais, ton nombre d'années s'écoulent à 376 ans en vérité.
Occupations : Tu n'as aucun travail fixe, tu vis au jour le jour
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Message ✞ Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Dim 4 Déc - 14:31


Song of storms

Difficile d’établir sa situation actuelle. Eléanor vivait dans le flou le plus total à baigner dans une incertitude certaine. Elle ne demandait rien à personne. C'était tout juste si elle existait finalement. Non, c'était ainsi. Elle s'était faite une raison, elle n'existait pas. Elle n'était qu'une morte que l'on aurait abandonné sur un trottoir. La jeune femme avait pris son courage à deux mains. Elle s'était habillée pour se rendre à la bibliothèque. L'heure d'hiver lui permettait de profiter un peu des boutiques. Dommage que l'allongement de la nuit ne soit que pour un mois ou deux. Tandis que la vampire aurait pu aller fouiller pour faire le plein de vêtement, elle avait préféré se réfugier parmi les livres. Le besoin de calme et de se rattraper aussi. Ce n'était qu'un arrêt et ça lui permettait également de pouvoir se rapprovisionner auprès de la Confrérie. Un escalier secret puis le QG se présentait à elle. Il y a quelques semaines encore, elle était qu'un animal prêt à être sacrifier au milieu de cette pièce. Heureusement pour elle, elle avait échappé au démembrement. Comme quoi, ce n'était pas tout à fait des monstres après tout. Bien entendu, la demoiselle avait dû faire pattes blanches avant de pouvoir entrer. D'où le fait qu'elle s'était laissée fouiller pour faire preuve de bonne fois et qu'elle avait montré ses papiers d'identités fraîchement réalisés par les membres de la Confrérie.
Après tout, elle ne pouvait pas de permettre de mettre son âge réel sur sa carte d'identité. Une fois fait, elle s'était avancée pour se rendre au don du sang. Il y avait quelques personnes qui était déjà en train de remplir les poches via les transfusions. Eléanor n'avait pas le regard tranquille du tout. Elle cherchait à trouver un endroit pour s'asseoir et attendre. Les doigts s’entremêlant entre eux, son regard bleue océan tâchait de ne croiser personne. Si c'était le cas, ça serait une catastrophe.

Son attente fût longue mais, pas sans récompense. Si on pouvait appeler ça réellement une récompense. La princesse avait du mal à réaliser ce qu'elle était devenue à cause d'un prétendant trop jaloux. Si elle était encore parmi les vivantes, des larmes perleraient sur ses joues. Mais, ce n'était pas le cas. Le médecin chargeait du réapprovisionnement l'invita avec une main dans le dos de venir avec lui afin qu'elle puisse se nourrir. Eléanor restait tout de même une Lady donc, elle ne s'était pas précipitée sur le liquide rouge et elle avait demandé un verre. Elle se voyait très mal prendre une paille et boire directement comme s'il s'agissait d'une brique de jus de fruit. Pendant qu'elle sirotait son litre d'hémoglobine, sa tension était prise ainsi que sa température, son poids et sa respiration. Juste un petit contrôle de routine et, il n'y avait rien à signaler. La demoiselle avait offert un dernier sourire avant de repartir de cette antre par le même chemin qu'elle avait pris pour y accéder.
Elle était de nouveau présente parmi les lecteurs de la bibliothèque, s'installant pour se détendre. Par reflex, elle avait essuyé le recoin de ses lèvres au cas où une goutte de sang aventureuse aurait eu la bonne idée de rester. Elle s'était permise de prendre le quatrième volet d'Harry Potter, ayant définitivement adorée le principe de cette saga. La blonde avait pris une table et elle avait commencé à lire là où elle en était arrêtée. Il faudra qu'elle songe aussi à emprunter des films et des CD's car, la différence de média présente dans ce lieu était fascinante et que son colocataire avait la gentillesse de lui laisser la télé et le poste radio.  

© charney


Dernière édition par Éléanor V. Clifford le Sam 24 Déc - 12:52, édité 1 fois
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Carmen A. S. Wellington


"Non, non, ce n’est pas la nature de l’homme. Je ne peux pas admettre qu’il soit davantage dans la nature de l’homme que dans celle de la femme d’être inconstant et d’oublier les êtres qu’il aime ou qu’il a aimés. Je suis convaincu du contraire. Je crois qu’il existe une réelle analogie entre notre constitution physique et morale et que, de même que notre corps, nos sentiments sont les plus forts. Ils peuvent résister aux traitements les plus durs et essuyer les plus rudes tempêtes."
Persuasion, Jane Austen

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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Sam 24 Déc - 11:01


  Eleanor & Carmen (libre)

  Song of storms

 

  Lire est un si bel exutoire. Cela fait probablement parti des activités que je préfère en ce bas monde. Bien entendu, ce n'est pas une nouveauté.. depuis que je sais lire, je n'ai fais que ça.  Et tout lieux est bon à cela.. Ma chambre, le parc, le café, une prairie.. un champ. Mais la bibliothèque reste l'endroit que je préfère par dessus tout. C'est ainsi qu'aujourd'hui, en cette belle matinée, je m'y suis rendu d'un pas décidé, mes écouteurs sur les oreilles. En arrivant, le gardien m'a salué, me connaissant bien depuis deux ans maintenant que je viens plusieurs fois par semaine. Je lui ai fais un signe de la main avec un sourire qui se résuma à un simple haussement de fossette.

Sourire.. rire.. tout cela ne me correspond pas. J'ai l'impression de n'être qu'encore plus laide que si je faisais la gueule. Oui.. je suis assez sévère avec moi-même. Mon corps, mon aspect physique... pff.. en clair, je ne me trouve pas jolie. Peut-être est-ce pour cela que je me réfugie dans la littérature... toutes ces histoires auquel je peux m'identifier. Je peux devenir qui je veux, quand je veux, où je veux. N'ai-ce pas fantastique ? Je ne comprend pas comment certaines personnes ne peuvent aimer lire. C'est comme si on me disait que la musique était détestable. Qui penserait telle chose ! La musique, tout comme la lecture est un art qui nous permet de nous évader et de libérer notre esprit. Cela permet de s'enfermer dans un monde imaginaire qui nous est propre... Hm.. parfois, j'ai pitié de ces gens si fermer d'esprit. Ceux-ci ne connaisse pas la joie de l'imagination débordante qui fait d'un être une parfaite unicité.

Plusieurs heures plus tard, et me voilà toujours assise par terre au milieu des coussins. Je suis en tailleurs, mes cheveux tombant sur un côté de mon visage en cascade. Mes lunettes de fatigue sont sur  mon nez. Je les porte depuis au moins une heure tant j'ai lu. J'en suis à mon troisième livre de la journée.. je pense qu'il va être mon dernier. Il s'agit du tome trois de Psi Changeling, roman fantastique de Nalini Sight.. Le premier tome eut raison de me choqué surtout lorsque j'ai pu lire des scènes carrément sexuelle. Je crois bien avoir rougis en  cette instant, levant mon nez de mon livre un instant comme si quelqu'un allait venir me juger de lire de telles obscénité. Puis au final, je me suis rendue compte que le livre était passionnant ainsi que son histoire. Je me retrouve happée à chaque chapitre et ne semble pas vouloir m'arrêter. Sauf quand mon portable se met à vibrer dans ma poche. Je sursaute. Prenant celui-ci, je regarde et voit un appel Skype de mon père.. Je lève les yeux au ciel. Il a réellement le don de m'appeler quand je suis en train de lire un passage intéressant. Je passe mes cheveux derrière mon oreille et parle donc dans le combiner, à voix basse bien évidemment :

« Papa, je suis à la bibliothèque je ne peux pas te parler. Je lis en plus de ça.. tu viens de couper un passage de combat très intéressant. » le gronde-je gentiment, mon visage inexpressif restant figer.

Sa voix résonne dans le petit appareil. Ce dernier s'excuse en riant, comme toujours et me taquine en me disant que je suis toujours en train de lire et que si il n'appelait que quand ce n'était pas le cas, il me réveillerait en pleine nuit. Un fin sourire amuser s'affiche à mes lèvres alors que je finis par me racler la gorge. Papa veut juste me dire que je recevrais d'ici peu une visite de sa part. Il veut être présent pour m'offrir mes cadeaux de Noël et que grand père sera peut-être de la parti. Il m'embrasse, sachant comme je suis peu patiente lorsque je suis en suspens ainsi, m'embrasse et raccroche aussitôt. Je lève les yeux au ciel, souriant encore une fois et range mon téléphone. Je lève alors les yeux de mon bouquin et un frisson parcours mon corps. Il fait nuit... genre... vraiment nuit. Combien de temps suis-je encore resté ici.. D'habitude le gardien vient me dire quand la nuit tombe. Je déteste la nuit... j'y suis peu rassurée, voir même effrayée.

Je me lève d'un coup, prenant mon livre que je vais empruntée et de ma poche de mon sac, tombe ma boîte de médicament qui se met à rouler sur le sol. Mon regard est prit de panique alors que je commence à la suivre. Celui-ci vient finir sa route contre le pieds d'une jeune femme blonde, lisant le dernier tome d'Harry Potter, que je n'ai pas encore lu d'ailleurs ! Je reste un instant figée la regardant. Elle est magnifique. S'en ai presque jalousant.. je me rend compte que je vais finir par devenir gênante et me contente donc de me racler la gorge, commençant déjà à rougir un peu.. j'aime pas parler au gens, encore moins quand je connais pas mon interlocuteur. Est-ce de la timidité ? Sûrement.. accompagnée d'un total manque de confiance en soi et vous avez la combinaison parfaite :

« Heu.. excusez-moi Madame je..j'ai fais tomber quelque chose à vos pieds hm.. désolée » dis-je complètement maladroite.

AVENGEDINCHAINS


HRP - je peux ?

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Je ne parviens pas à oublier les folies et les vices d'autrui aussi vite qu'il le faudrait, ni les torts qu'ils m'ont fait subir. On ne réussit pas à m'influencer chaque fois que l'on me flatte. Je suis d'une humeur qu'on pourrait qualifier de rancunière. Quand je retire mon estime, c'est pour toujours..— Clarice Lispector.
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Éléanor V. Clifford

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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Sam 24 Déc - 13:27


Song of storms

La nuit était devenue sa meilleure amie. Eléanor faisait partie dorénavant de ces créatures qui ne pouvaient plus voir le soleil. Qui étaient obligées d'attendre que la nuit se lève pour pouvoir sortir et se divertir. Heureusement pour elle, elle pouvait sortir un peu plus tôt ces temps-ci à cause des journées très courtes de l'hiver. C'est d'ailleurs pour ça qu'elle était présente à la bibliothèque plus bonne heure que les autres jours de l'année et, particulièrement en été. La demoiselle blonde semblait être sortie de nul part. Juste d'une réserve enfouie sans le moindre livre sous le bras. Mais pourtant, elle n'était pas employée ici. Elle n'avait pas de travail tout court d'ailleurs. Heureusement pour elle, personne ne lui posait de questions. Et puis, les gérants de la bibliothèque semblaient être au courant donc, il n'y avait aucunes raisons pour s'affoler ou bien paniquer. La tête légèrement baissée sur le côté, Eléanor aimerait pourtant savoir. Jusqu'à quel point les chaînes de sa nature pouvaient la retenir de vivre comme les humaines de ce temps. Déjà, rien que le problème du temps semblait être dérangeant pour elle. Et même si la jeune Lady ne le faisait pas voir, elle était particulièrement traumatisée de ces dernières années enfouis sous terre. Et quand le compteur s'élève à trois siècle, il est bien entendu hors de questions de la mettre dans le noir ou de l'enfermer quelques parts. Problématique lorsqu'on ne peut plus voir la lumière du jour. Heureusement, la lumière synthétique de cette époque l'aidait beaucoup.
Les mêmes bougies étranges où elle s'était glissée en dessous pour pouvoir lire. Eléanor avait repris des couleurs maintenant qu'elle avait fais son repas de la journée. Ou du moins, elle avait l'air moins pâle qu'à son arrivée et plus souriante aussi. La faute à Harry Potter qui lui donnait le sourire. Elle aimait particulièrement cette histoire et elle se demandait si les sorciers de ce monde avaient des écoles eux aussi. Car, elle n'était plus dupe. S'il y a trois cents ans, elle n'aurait pas cru à l’existence des créatures, toutes les preuves étaient contre elle dorénavant. Elle n'irait pas jusqu'à dire que les coups de baguettes magiques existaient mais, des personne dotées de pouvoir peut-être.

Comment pouvait-elle lire et réfléchir en même temps ? Parce que son imagination débordait et qu'elle avait besoin d'extérioriser ses inquiétudes. Les doigts cramponnées sur la couverture, une main venait hasardeusement tourner les pages pour pouvoir avoir la suite de l'histoire. Un passage particulièrement intéressant, lorsque Harry s'en allait pour combattre un dragon. Le pauvre enfant, il allait se faire dévorer. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Jusqu'à ce qu'elle sente une petite boite venir rencontrer ses pieds. Eléanor avait été sortit de son récit doucement, la blonde relevant petit à petit la tête pour voir ce visage timide et effrayée devant elle. La Lady pensait que c'était de sa faute, d'où sa panique intérieure qui commençaient à s'affoler et ses yeux bleues qui s'arrondissaient. Certes, c'était de sa faute mais, pas une faute comme elle l'entendait. Elle était juste impressionnante pour la petite demoiselle sans qu'elle sache nécessairement sa nature vampirique. Pas de paniques donc. La dame avait reposé son livre sur la table, offrant tout de même un sourire un peu nerveux à cette jeune fille.

-Il n'y a pas de raisons que vous vous excusiez voyons, c'est une péripétie non voulue.

Eléanor s'était baissée pour ramasser la boite qui était venue à ses pieds. Elle l'avait fais par politesse mais aussi, par volonté de conserver la distance. Elle ne savait pas encore ce dont elle était capable. Quand on y réfléchi bien, la blonde ferait mieux de lire des récits sur les vampires pour se renseigner plutôt que les aventures d'un sorcier malchanceux à lunettes. Se redressant, l'ancienne princesse d'Irlande était tout de même assez surprise. Elle avait bien entendu qu'il s'agissait de médicament mais, elle ne s'attendait pas réellement à ça. Plutôt à des plantes, des huiles essentiels et autres remèdes qui n'avaient plus leurs places dans cette époque. Au lieu de ça, elle retourne la boite, sentait et grimaçait un peu lorsque l'odeur venait frapper ses narines.

-Qu'est-ce que c'est ? Cela ressemble à des perles mais, … très odorante. Fit-elle pour rester polie.

Le songe semblait l'avoir dévoré et elle s'en était rendue compte après, lorsque la demoiselle attendait toujours sa boite. D'un geste délicat, la vampire lui avait rendu sa boite.

-Toute mes excuses, j'étais un peu confuse en voyant ceci. Tenez.

© charney
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Carmen A. S. Wellington


"Non, non, ce n’est pas la nature de l’homme. Je ne peux pas admettre qu’il soit davantage dans la nature de l’homme que dans celle de la femme d’être inconstant et d’oublier les êtres qu’il aime ou qu’il a aimés. Je suis convaincu du contraire. Je crois qu’il existe une réelle analogie entre notre constitution physique et morale et que, de même que notre corps, nos sentiments sont les plus forts. Ils peuvent résister aux traitements les plus durs et essuyer les plus rudes tempêtes."
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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Lun 26 Déc - 15:43


  Eleanor & Carmen (libre)

  Song of storms

 

  Le manque de confiance en soi. Quelque chose que je ne connais que trop bien. Je le pratique depuis ma plus tendre enfance. Déjà petite je n'avais pas d'ami. Les gens avait peur de moi.. il était d'ailleurs question de mon côté solitaire depuis que je suis entrée à l'école. Je m'étais même créer un ami imaginaire. C'était mon meilleur ami et je m'en souviens encore très bien. Je ne me rappelle plus quand exactement il quitta ma vie.. Mais je me sentais moins seule dans mon imaginaire et c'est ainsi que j'ai commencé à autant aimé les livres et les histoires. J'ai appris rapidement à ma rapprocher des romans et des aventures qu'il y avait dans les histoires. Aujourd'hui, je ne sais même pas ce que je préfère.. La vie que je m'imagine quand je lis.. ou ma vie réelle. C'est un point sur lequel je pourrais débattre avec moi-même lorsque je me lance dans des écritures. Je tiens un journal. C'est ici que j'y inscrit mes pensées, mes craintes mais aussi parfois, des histoires qui peuvent sortir tout droit de mon imagination. Mon père a toujours fait parti de mes plus grands fans et quand j'écris, j'essaie toujours de trouver un personnage qui peut lui ressembler. De plus, lorsque je finis d'écrire un chapitre d'une histoire.. je lui envoie toujours. Il est si loin et même si je ne le montre jamais, il me manque.

Je suis assez inexpressive comme fille, sauf quand je suis embarrassée. Et là, en l'occurrence.. je le suis. Un peu rouge, je regarde la femme assise en train de lire Harry Potter et l'enfant maudit. Il s'agit d'un livre que je n'ai pas encore lu mais que je veux rapidement dévorer.. mais j'ai décidé de reprendre toute la saga avant de me lancer dedans. Mais mon attention n'est pas longtemps attiré vers le livre mais plus vers la femme qui est en train de le feuilleter et qui a ma boîte de comprimée à son pieds. Je reste figée en observant chaque détail de sa peau et de son visage et je m'imagine déjà écrire des pages et des pages rien qu'à son sujet. Ok je suis malade.. je deviens pâle d'abord lorsqu'elle relève un regard vers moi, suite à mes paroles et, alors que je veux baisser les yeux, je n'y arrive pas. Ok, elle est pire que magnifique... elle a quelque chose de presque divin dans sa beauté. Quelque chose de figer dans le temps.. comme si l'atmosphère ne passait pas au travers d'elle mais ne faisait que la frôler. J'inspire doucement, ma poitrine se soulevant, témoignant de mon trouble et me rend compte que je la fixe de manière ridicule sans même cligner des yeux. Je baisse le regard un court instant alors qu'elle me sourit. Mon cœur se serre.. mon dieu qu'elle est belle. Une blonde magnifique, se tenant si droite que sa classe n'a pas d'égal. Je veux sourire mais n'y arrive pas.. je suis trop éblouie.

Elle se baisse, attrapant la petite boîte et la regarde. Il n'y ni étiquette, ni ingrédient... Je ne m'autorise aucune magie si ce n'est pour faire ces comprimés moi-même... et cela ressemble plus à de la science qu'autre chose. Un mélange de plusieurs plantes me défonce totalement et me permette d'endormir ce côté maléfique en moi... au début je m'en souviens, quand j'ai voulu en prendre... j'étais complètement en train de planer... avec le temps cet effet s'est dissipé et je peux clairement dire qu'il s'agit d'une drogue...La jeune femme porte la boîte à son nez et grimace à l'odeur... ha beh oui ça sent fort. Je tremble un peu et rejoins mes mains devant moi en serrant un livre pour ne pas qu'on le remarque. Elle me demande de quoi il s'agit et je ne sais pas quoi répondre tout de suite.. Même si je ne vois pas en quoi elle pourrait savoir ce que je suis. Quel monstre je peux être... personne ne peux le deviner ainsi.. je suis trop invisible pour ça. C'est mon seul but dans la vie.. je ne répond toujours rien.. elle va me prendre pour une tarée. Elle finit par s'excuser et je me rend compte que je dois sembler vraiment impoli lorsque je reprends ma boîte :

« Ho non.. moi aussi je suis un peu dans la lune hm... Ce sont des médicaments... contre l'hyperactivité. » dis-je un peu timidement.

Je dis ça à tout le monde.. je ne fais pas d'exception. Elle a quelque chose de spécial cette jeune femme. Je m'apprête à partir mais.. je ne sais pas, elle m'intrigue et d'habitude ma curiosité n'est pas aussi forte. Du moins si, mais je peux le contrôler et passe mon chemin. Là je n'ai pas envie.. elle m'inspire la sympathie en même temps que la douceur et j'ai envie de m'asseoir et de lui parler. Je m'approche de la table et pose le doigt sur son livre de Harry Potter et dit assez maladroitement :

« Hm.. il est bien ?.. je veux dire... on m'a dit qu'il était fantastique et... 'fin.. j'aimerais savoir si il vous plaît. Je peux.. ? »

Je prend une chaise et m'asseois en face d'elle. Je me sens idiote.. mais mince, papa me dit toujours que je suis trop solitaire... peut-être est-ce que je veux la connaître pour cela. Elle a quelque chose de perdu dans le regard comme je ne le connais que trop.. J'essaie un sourire maladroit et place une mèche de mes cheveux derrière mon oreille :

« Je m'appelle Carmen.. ».

AVENGEDINCHAINS



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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Lun 26 Déc - 17:08


Song of storms

Deux personnes dont la confiance en soi était le plus gros défaut. Cela promettait énormément comme rencontre. Eléanor ne savait pas comment s'y prendre. Jusqu'ici, elle avait rencontré très peu de personnes qui prenaient le temps de discuter avec elle hormis son colocataire de fortune Marleigh. Qui avait d'ailleurs disparu maintenant depuis plusieurs semaines et dont elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour lui. Alors, rester assise à cette chaise sans fuir le regard de la demoiselle, c'était une grande épreuve pour elle. Non pas que ce regard était désagréable mais, il mettait mal à l'aise la Lady qui se sentait dévisagée. Elle n'était pas conscience de la prestance qu'elle pouvait avoir ni même de sa beauté dorénavant prisonnière du temps. C'était auparavant une pointure. Maintenant, la princesse ne s'attendait à rien d'autre qu'une figure oubliée. Un espèce de fantôme qui viendrait d'un autre temps. D'où d'ailleurs la raison de ses attitudes et de ses mots. Eléanor restait très fidèle à ce qu'on lui avait inculqué. C'est-à-dire la bonne tenue, la politesse et l'éloquence. Après tout, elle avait connu Ravensburg tandis que ce n'était qu'un petit complexe minier où très peu de gens vivaient car ils craignaient la misère. Et ce complexe, elle le dirigeait d'une main de fer et pour ça, il fallait faire bonne figure auprès des salariés.
Ce comportement se retrouvait toujours malgré les petites cernes qui s'étaient glissées sous ses yeux. Eléanor ne comptait pas redorée le blason de sa famille maudite ni même tenter de rebâtir l'entreprise familiale. Elle voulait juste récupérer son chez-elle. Ou au moins, pouvoir y habiter plutôt que de louer une chambre de majordome.

Pour autant, ça n'avait pas empêché à la demoiselle de vouloir faire bonne figure et de sourire. La lady souriait, ignorant cette sensation d'être dévisagée au petit bout de jeune femme qui se trouvait face à elle. Ça ne serait pas une première fois après tout. Et ça ne l'empêchait pas non plus d'entamer la discussion avec elle. Rien, pas un mots … Eléanor se demandait si elle avait dis quelque chose de mal, d'où son regard inquiet et ses doigts tenant fermement le livre dans l'espoir de trouver du réconfort chez J. K. Rollings. C'était peut-être de sa faute, elle avait posé une question désobligeante ? Si bien que son regard avait glissé sur cette petite boite à l'odeur si forte. Et oui car la princesse ne connaissait pas la notion de drogue ou toutes autres choses qui serait apparut au cours du 18e siècle jusqu'à aujourd'hui. Alors, sans plus attendre, elle le lui avait rendu, non sans lui poser quelques questions tout de même.

-L'hyperactivité ? Qu'est-ce que c'est ? Demandait-elle presque innocemment avant de finir par reprendre. Je suis désolée, ça ne me concerne pas. Vous n'êtes pas obligée de répondre.

Gênée, la situation se prêtait à une histoire étrange dont les deux femmes seraient les héroïnes. C'est d'ailleurs pour ça qu'elles devaient avoir autant de mal à communiquer toutes les deux. La crainte retombant petit à petit, Eléanor était décidé à replonger son regard et son attention dans le livre avant que, finalement, le petit bout de dame qui se trouvait face à elle ne se décide à se prêter au jeu de la conversation. Si bien que la demoiselle avait pris son marque-page afin de s'y retrouver plus tard et de refermer le livre. Ne serait-ce que par questions de concentrations.

-Fantastique, je ne sais pas. Je n'ai pas lu les autres encore donc je ne peux pas comparer mais, il est bien en effet. Bien sûr que vous pouvez Carmen.

Eléanor avait ponctué son accord d'un geste de la main, démontrant la chaise pour l'inviter à s'asseoir. Parler et discuter, ce n'était pas un mal et ça pour personne alors, il n'y avait pas de raison de s'en faire. Mais, comme elle s'était présentée, il était normal que la vampire en face de même en retour.

-Enchanté, je me nomme Eléanor Victoria 2e du nom Clifford. Mais vous pouvez retenir juste Eléanor, c'est bien plus aisé.

© charney
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Carmen A. S. Wellington


"Non, non, ce n’est pas la nature de l’homme. Je ne peux pas admettre qu’il soit davantage dans la nature de l’homme que dans celle de la femme d’être inconstant et d’oublier les êtres qu’il aime ou qu’il a aimés. Je suis convaincu du contraire. Je crois qu’il existe une réelle analogie entre notre constitution physique et morale et que, de même que notre corps, nos sentiments sont les plus forts. Ils peuvent résister aux traitements les plus durs et essuyer les plus rudes tempêtes."
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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Ven 30 Déc - 22:50


  Eleanor & Carmen (libre)

  Song of storms

 

  Je ne suis pas de ce genre de fille très sociable. Mes seuls amis sont principalement des livres et on ne peut pas dire que je discute avec eux. Ce serait pour le moins étrange. J'aime ma solitude.. ça me permet de ne jamais être déçu ou de ne pas avoir de mauvaise surprise de la part des gens que je pourrais côtoyer. J'en cotoie bien sûr... mais pas autant que mon père le voudrait. Il m'a toujours dit à quel point il aurait aimé faire des goûters d'anniversaire lorsque j'étais enfant. Mais personne ne voulait être ami avec moi de toute façon.

A cette époque, j'avais déjà quelques dons, très juvénile et faible bien sûr. Rien qui ne m'effrayait encore.. il en faut tellement plus pour apeurer un enfant tout le monde le sait. L'innocence est telle que le pire des ennemies peut être à leurs yeux le meilleur de tous les êtres. C'est ainsi.. mais entre eux ils sont si cruels, c'est une vérité qui existe depuis toujours et il est encore plus véridique lorsqu'il s'agissait d'une petite fille comme moi. Mon père disait et dit toujours que je suis un ange, mais on voit bien là l'aveuglement de l'amour d'un père qui n'a qu'une fille comme amour de sa vie.

C'est en pensant à lui que j'ai décidé de ne pas passer mon chemin vers cette femme.  Elle est si belle et dégage quelque chose d'intemporel comme si sa beauté était gravée dans le marbre. Puis.. son côté innocent lorsqu'elle me demande ce que sont mes médicaments et ce qu'est l'hyperactivité me touche presque autant que cela me dérange. Je n'aime pas vraiment mentir et d'ordinaire je le fais très mal, mais je me suis tellement entraîner et je pratique ce mensonge depuis si longtemps maintenant qu'il est devenu presque sans importance et banale.

Je m'assieds à ses côtés, enfin... en face d'elle pour être exacte en lui demandant des informations sur sa lecture. Oui je ne fais pas mieux mais autant commencer sur un sujet où je suis à l'aise. Je lui répondrais à sa question ensuite.. mais je préfère me détendre. Dès que je commence à parler avec quelqu'un d'inconnu, je peux sentir mon rythme cardiaque accélérer très légèrement et mes muscles se crisper, comme si j'étais en alerte. J'ai appris à écouter mon corps, pour prévenir quelconque apparition non contrôler de mes pouvoirs. Elle me dit qu'elle ne se décide pas sur le côté génial du bouquin, encore trop peu avancé pour se prononcer. Je répond en me présentant.

Elle n'a pas lu tous les livres ??? mais vie-t-elle dans une grotte pour ignorer l'une des meilleurs saga de tous les temps ? Je redescend d'un étage intérieurement en l'écoutant se présenter à son tour et je ne sais pourquoi mais son éloquence et sa classe me fait soudainement rougir. Elle se tiens si droite, est si belle et parle avec une telle prestance que je me sens vraiment toute petite.. Je prend mes pieds et me met en tailleur sur la chaise.. je ne sais pas comment expliquer comme j'y arrive mais je me sens toujours plus à l'aise en tailleur sur une chaise ou ailleurs. Me mâchant l'intérieur de la joue, je place une mèche de mes cheveux sur mon oreille, posant mon carnet sur la table et lui dit alors :

« Okey hm.. donc.. Eléonore c'est ça ? Hm.. pour répondre à votre question.. l'hyperactivité c'est genre heu.. quand une personne est trop nerveuse et énergique un truc dans le genre. Je suis pas très bonne en explication. Vous en saurez plus sur google je pense.. et... »

Mince, voilà que je perds mes mots. Non allez, soit cool, gentille et serviable, c'est important le sociale. Je souris, un peu maladroitement mais sincèrement. Elle a l'air gentille et son côté perdu me détend un peu, surtout quand elle me regarde et qu'elle ne semble rien comprendre à ce que je raconte.

« Vous.. vous savez, vous devriez lire les premiers avant. Vous comprendrez mieux puis ça en vaux vraiment la peine. Ils sont géniaux.. m'enfin, vous aimez peut-être mieux autre chose que les livres non? Moi...c'est ce que j'aime plus que tout »

Je suis ennuyante là non ?? Ho si elle doit me trouver ennuyante... j'en suis sûr.

AVENGEDINCHAINS

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Je ne parviens pas à oublier les folies et les vices d'autrui aussi vite qu'il le faudrait, ni les torts qu'ils m'ont fait subir. On ne réussit pas à m'influencer chaque fois que l'on me flatte. Je suis d'une humeur qu'on pourrait qualifier de rancunière. Quand je retire mon estime, c'est pour toujours..— Clarice Lispector.
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Éléanor V. Clifford

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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Sam 31 Déc - 13:55


Song of storms

Cela va être délicat alors. Non pas que la vampire était insociable et cynique envers tout le monde mais plutôt, qu'elle n'osait pas plus approcher les gens. La peur de blesser, la crainte d'être rejetée, elle n'en savait rien. C'était comme un stupide reflex de survie. Un geste comme un autre pour elle de trouver du repos. Était-elle reposée au moins ? Non. Elle les voyait, tous. Elle les entendait, encore. Le moindre murmure qui pouvait provenir des profondeurs de la bibliothèques. Du venin à son égard pour certain, de la compassion pour d'autre. Une migraine pointa alors le bout de son nez.  La Lady entendait bien trop de choses que le mal de tête venait. Ce n'était pas de la faute de la petite demoiselle qui était venue étouffer sa soif de curiosité. Elle était charmante, amusante. Du moins, c'est ce que Eléanor s'accordait à penser. Amusante dans le fait que la blonde avait l'impression de se voir dans un miroir. À un âge où elles étaient semblables. Deux humains totalement insociables qui préféraient se perdre dans la lecture plutôt que dans les efforts de bonnes manières. La douleur ne passerait sans doute pas si elle ne stoppait pas tout. Ou du moins, si elle n'écoutait plus. Pourtant, elle continuait parce qu'elle ne savait pas comment arrêter. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire que le curée avait des problèmes d'adultères ou bien qu'il était de plus en plus nerveux ? En quoi elle pouvait aider M.Hopkins avec son chauffage en panne ? Elle n'avait pas non plus envie de commander une pizza ou même de suggérer la saveur de celles-ci à deux étudiants qui n'arrivaient pas à se concentrer sur leurs études ?
Entendre tout n'était pas un point fort. C'était une véritable corvée même si elle pouvait faire de son mieux pour les ignorer. Mais, « de son mieux » n'était pas suffisant. Et si elle s'arrangeait pour se boucher les oreilles, elle ne pourrait plus se concentrer sur le petit brun de dame qu'il y avait en face d'elle. Et qui n'arrêtait pas de la dévisageait. Eléanor ne comprenait pas cet air admiratif, cette écrasement à sa présence de la part de la brunette. Parce qu'elle ne se rendait sans doute pas compte que les temps ont changés. Que ce n'est plus comme avant. Qu'un langage soutenue donnait un indice sur la société et que les plus bas s'écrasaient parce qu'on leur avait appris ainsi à l'école. Ce qui donnait lieu à des envies de rébellions, d'autres temps, de futur. Enfin du moins, c'est ce qu'elle avait compris en regardant un reportage à la télévision. La communication avait explosé en trois cent ans. Jamais elle n'avait vu autant de facilité à communiquer et s'informer. Des informations qui n'étaient plus filtrées et qui étaient envoyées comme de la poudre aux yeux des consommateurs.

Consommateurs, la Lady n'aimait définitivement pas ce mot. Rabaissant, comme si l'humain était bon qu'à « consommer », à coûter cher et à demander. Péjoratif, c'est pourtant un mot commun de nos jours. Signe de l'enclin qu'avait subi l'humanité pendant son ''absence''. Elle allait trop loin, elle partait dans des théories farfelus et dans tout ça, elle oubliait qu'elle était peut-être juste belle. Comme ces top-modèles que les jeunes filles voient à la télévision et prennent comme modèle. Et ça, dès leurs plus jeunes âges malheureusement. Cette beauté figée dans le temps, à présent éternelle. C'est ce qui l'avait conduis à sa perte justement. Elle avait été trop attirante pour une créature de bas-étages. Trop belle pour qu'il ne veule la partager. Trop splendide pour qu'il laisse le temps la dégrader. La morsure était là, encore en proie à une vive douleur comme si elle datait d'hier. Pourtant, ça n'empêchait pas à la jeune princesse de se montrer curieuse.
L'hyperactivité était une notion qui lui était inconnue. Et si la question paraissait totalement stupide, elle avait un réel intérêt car, elle voulait savoir ce qui s'apparentait à une maladie pour que le besoin de prendre des médicaments contre se fasse sentir. Écoutant attentivement, Eléanor approuvait, hochait la tête pour faire comprendre qu'elle écoutait sans perdre une miette de son explication. Ça aurait été incongru de ne pas écouter alors qu'elle est celle qui avait demandé.

-Oh, je connais ce monsieur. Il m'a beaucoup aidé. Bien qu'il sache trop de choses pour que je réussisse à tout lire. Oui, elle parlait de Google comme d'une réelle personne. Ça ne donnait pas un petit côté grand-mère ? Elle avait repris très vite. Vous savez, vous pouvez me tutoyer. Je ne vais pas vous mordre.

Quelle douce plaisanterie. À croire que l'ancienne princesse d'Irlande n'avait pas compris que maintenant oui, elle pouvait mordre par pulsion. Elle s'était ravisée très vite, ne cherchant même pas à s'excuser à propos de sa blague douteuse. Il ne manquait plus qu'éveiller les soupçons. Ce qui serait en soit une idée très déplaisante. Qui mènerait à des situations dont l'envie n'est pas spécialement présente. Le mieux était de revenir sur le sujet de la lecture. Là où elle ne risquait pas de faire de boulette. Et encore, ce n'était pas si sur puisqu'elle avait l'air de s'être mal fait comprendre. Elle avait bien entendu lu les autres tomes de la saga mais, elle préférait attendre de lire la suite pour en juger d'elle-même de la qualité de ceux-ci. Puisqu'une saga était, comme son nom l'indique, une suite. Alors si la fin est décevante, ça gâcherait tout le plaisir.

-Je les ai lu. Excusez-moi, je n'ai peut-être pas été très clair dans mes propos. Ce sont les suivants que je n'ai pas lu encore. Je n'aime pas les fins, elles annoncent la fin de l'histoire. Et si celle-ci a été savoureuse, elle n'en devient que plus triste. Vous est-il arrivé de pleurer à la fin d'un livre ? Les questions de la vampire étaient étranges, ça se comprenait. Mais, c'était avant tout de la curiosité. J'aime un peu de tout. J'avais un jardin autrefois où j'aimais m'y reposer pour lire et regarder les étoiles une fois la nuit tombée. Il était immense. C'était un parc. Je ne sais pas ce qu'il est devenu.

Sous-entendu qu'elle devait aimer la nature aussi, le calme. Mais, c'était visiblement trop compliqué pour elle de le dire clairement.

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"Non, non, ce n’est pas la nature de l’homme. Je ne peux pas admettre qu’il soit davantage dans la nature de l’homme que dans celle de la femme d’être inconstant et d’oublier les êtres qu’il aime ou qu’il a aimés. Je suis convaincu du contraire. Je crois qu’il existe une réelle analogie entre notre constitution physique et morale et que, de même que notre corps, nos sentiments sont les plus forts. Ils peuvent résister aux traitements les plus durs et essuyer les plus rudes tempêtes."
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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Dim 15 Jan - 23:47


  Eleanor & Carmen (libre)

  Song of storms

 

  Parler de mon mensonge le plus gros et le plus permanent est toujours aussi malaisant pour moi. Même si ça fait des années et des années que je fais ces comprimés aux plantes moi-même et que je dis être hyper-active je ne me fais pas à l'idée de devoir mentir à des gens. Déjà que je parle très rarement et majoritairement à moi-même.. ou pire on ne m'entend pas. Je suis un peu dans ce genre de catégorie de personne.. Invisible. Au moins, je ne ressens pas vraiment de stress et tout ça. Même si j'ai apprit avec le temps à parfaitement gérer mes émotions, on est jamais vraiment à l'abri d'une mauvaise surprise. Heureusement, cela ne m'est pas arrivée depuis des lunes mais... je le sens bien que ça va me tomber dessus d'un moment à l'autre.

Londres me semble de plus en plus sombre au fur et à mesure que je prend de l'âge...Peut-être est-ce parce que mes pouvoirs grandissent dans un certains sens. Cela ne me plaît pas vraiment. Non pour dire vrai cela me fait carrément peur.. Voilà pourquoi je continue envers et contre tout à dire que je suis malade. Puis, de toute façon, je verrais mal quelqu'un me croire en disant ''je suis une sorcière qui cherche à étouffer ses pouvoirs qui lui font peur... sinon j'aime les animaux et vous ??''... non en effet je ne vois pas vraiment comment je pourrais aborder le sujet lors d'une conversation avec une parfaite inconnu...

D'ailleurs lorsqu'elle parle de Google et donc d'internet je me demande un instant si elle prend conscience de ce qu'elle dit... Peut-être ce moque-t-elle de moi. D'où sort cette femme ?? Dans un sens, elle me fascine. Elle semble tout droit sortis d'un de ses romans fantastique ou à l'eau de rose. Se tenant parfaitement droite et avec une contenance qui mettrait mal à l'aise n'importe quelle homme. En vérité, je me sens plus proche d'elle que je n'aurais pu le pensée. Est-ce ce côté ailleurs qui me fait penser cela.. probablement. Assise en tailleurs sur ma chaise, je lève un sourcil lorsqu'elle me parle donc de google et sourit un peu gênée lorsqu'elle me dit que je peux la tutoyer. Je hoche simplement la tête en remettant une mèche de mes cheveux long derrière mon oreille.

Je ne vais pas vous mordre a-t-elle dit ? Pourquoi un frisson me parcours la nuque tout d'un coup. Peut-être suis-je simplement fatiguée. Mais j'ai discerné comme once d'ironie dans son ton... très cacher, subtilement. A force d'être si peu expressive et silencieuse, j'en ai apprit à voir ce que peu de gens peuvent apercevoir.. enfin pas tant que ça, car en soit je suis juste fatiguée et je devrais bientôt partir pour ne pas laissé trop longtemps place à la nuit.. La nuit, sans que je ne sache pourquoi, je me sens plus sensible, à fleur de peau et sujette à la démonstration de mes dons maléfique. Oui car c'est ainsi que je les caractérise.. maléfique, démoniaque...

Eléonore me demande alors s'il m'arrive de pleurer à la fin des roman.. je souris et mon regard se perd un instant avant de remonter vers la belle blonde. Je hoche la tête, mon menton effectuant donc un léger mouvement et dit d'une voix basse :

« Oui... Je dois avouer que ça m'arrive presque à chaque fois. Quand le sujet s'y prête. Lorsque je lis une histoire, j'y plonge corps et âmes. Ainsi je peux faire abstraction à la réalité qui m'entoure.. ce qui est ce qu'il y a de plus fascinant dans la lecture »

La demoiselle change alors de sujet en parlant de ce qu'elle aime d'autre que lire. Elle parle d'un jardin et en l'écoutant parler, je fronce légèrement les sourcils, croisant mes mains. C'est étrange la façon dont elle énonce les choses comme si il s'agissait d'un passé lointain.. elle ne fait pas si vieille après tout. Elle est plus âgée que moi certes mais.. je ne sais pas. Son regard semble figée dans le temps et l'espace et ce qu'elle dit me porte à croire qu'elle a un très bon anti-ride... ou peut-être que je me trompe. Sa façon de s'exprimer doit sûrement me porter à confusion... Après tout, qui parle encore comme ça à notre époque... apparemment elle. Je me racle la gorge et la regarde en essayant de ne pas être trop inexpressive :

« Vous avez déménagé.. ? »

Peut-être que c'est pour cette raison qu'elle parle de ce jardin au passé.. Je l'ignore :

« Je.. je suis pas trop nature et tout. La nuit et moi on est pas copine non plus.. enfin.. disons que je sors pas beaucoup si ce n'est pour aller au travail ou venir ici.. Je n'ai pas une vie très passionnante. Mais ça me va »

Je hausse les épaules en lui offrant un nouveau sourire. J'ai l'impression d'avoir l'air ridicule dès que je souris comme ça. Je souris tellement peu souvent que je me sens cruche quand ça arrive. Merde me revoilà en train de la regarder de haut en bas comme une nouille. Bon allez Carmen ressaisis-toi et pose lui des questions. Intéresse-toi... ! Est-ce que c'est sa vrai couleur de cheveux ?? Non parce qu'un blond aussi parfait ça se voit pas tous les jours. Non mais à quoi je pense moi. Bon réfléchis réfléchis.. Je vais bien trouver quelque chose à dire. Le temps ? Non pas la météo, c'est tellement cliché....

« Heu... Sinon c'est la première fois que je vou.. te vois à la bibliothèque. Je sais que je ne sors pas énormément le nez de mes bouquins mais je saurais reconnaître n'importe quel lecteur entre ses étagères alors... d'où viens-tu.. ? Enfin si je ne te dérange pas bien sûr...je veux pas être malaisante.. »

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Éléanor V. Clifford

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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Sam 21 Jan - 22:53


Song of storms

Le mensonge était tout à fait permit avec Eléanor. Pour être même plus exact, il était fortement encouragé. Parce que sur ce domaine, la blonde ne valait pas mieux. Jusqu'ici, elle ne faisait que mentir aux autres pour ne pas attirer la curiosité sur elle. C'était une forme de bons mensonges, non ? Ceux que l'on produit pour se protéger et non pas faire du mal aux autres. C'est du moins pour ça que la demoiselle ne culpabilisait pas en tout cas. Et qui la rendait peut-être un peu crédule sur les paroles de Carmen. Elle les buvait, comme la sainte vérité et, elle ne pouvait que la croire. Après tout, on ne l'avait pas pourvu de la capacité à lire dans les esprits. Ça ne voulait pas dire pour autant qu'Eléanor perdait son côté émerveillé. Elle apprenait quelques choses ce soir, elle ne pouvait qu'être heureuse. L'ancienne princesse adorait ça. Apprendre de nouvelles choses et découvrir. Se mettre à jour tout simplement. La blonde en avait peut-être grandement besoin. Surtout lorsqu'on entendait sa façon de parler de Google. Pourtant, elle demeurait accoudée à la table, se permettant ce petit écart de conduites qui aurait été chèrement reproché si elle l'avait fais autrefois. Oui, autrefois... Lorsque sa mère la rappelait à l'ordre dès lors qu'elle posait les coudes sur la table par lassitude. Et qu'Eléanor ronchonnait doucement par mécontentement. Elle écoutait très peu ses parents. Elle le regrette maintenant. Tout comme ils lui avaient dit de ne pas mettre les coudes sur la table, ils lui avaient dis aussi de ne pas faire confiance aux inconnus.
Et maintenant, qui lui reprochaient tout ça ? Elle ne pouvait que se rejeter la faute sur elle, pour ne pas avoir écouter. Ce majordome qui avait ruiné sa vie au prix de la rendre éternelle courrait encore. La blonde ignorait où il était à présent et, elle n'était pas sûre de vouloir savoir.

Tout comme Carmen ne voulait sûrement pas savoir qu'Eléanor était une vampire. Chose qui était très mal partit avec sa remarque douteuse. Si, de bases, elle lançait ça, c'était pour la rassurer. Pas procurer l'effet inverse à savoir l'inquiéter. Elle se ravisa très vite sur ce qu'elle venait de dire. Il était préférable de ne pas s'excuser pour ne pas se montrer encore plus suspecte. Il fallait vraiment que la blonde fasse attention à son langage et à ses blagues douteuses si elle voulait garder une conversation à peu prêt normal avec l'autre jeune femme. Son regard se faisait moins fier d'un coup. La littérature, oui. Autant revenir sur ce sujet. Une question futile mais, c'était aussi une façon pour l'ex-princesse de se sentir moins idiote et moins seule de pleurer devant une fin touchante. La vampire souriait un peu en entendant la réponse de la petite brune.

-Vous êtes comme moi, sensible aux belles histoires. Beaucoup se moquer de ma personne en me trouvant larme devant une histoire fictive. Mais, ce qu'ils oublient assez vite, c'est que les histoires sont tirées ou inspirées d'une réelle. C'est pour ceci que je n'aime pas les fins. Une preuve de lâcheté peut-être. Mais ça me permet d'imaginer ma propre fin. Et que lisez-vous comme genre ? Vous avez peut-être une plume favorite. Récemment, j'ai lu un roman épistolaire. C'est écrit d'une manière tellement commune qu'est le courrier que ce genre est vraiment touchant.

Eléanor parlait peut-être un peu de trop. Bien trop plongée par la conversation. Ce n'était pas souvent qu'elle discutait avec une personne aussi attentionnée sur l'écriture. Jusqu'à ce qu'elle en dise un peu de trop. Déménagée ? Non, pas vraiment. Du moins, la blonde ne savait pas comment elle pouvait répondre à cette question. Oui dans le sens où elle ne reconnaît plus la ville dans lequel elle a grandi à des temps plus anciens. Non car cela restait tout de même Ravensburg. Les yeux un peu songeur, elle ne pouvait pas se permettre de réfléchir plus longtemps. Toujours par questions de ne pas nourrir le doute chez l'autre jeune femme. Alors, elle avait reposé ses doigts sur la table. Va pour le semi-mensonge alors.

-Pas vraiment. Je suis née ici mais, je me suis absentée longtemps et, je suis revenue que depuis quelques jours.

Ce n'était pas vraiment un mensonge mais plutôt, une vérité cachée dans le flou de ses mots. Elle avait choisi les bons. Assez précis pour donner une idée concrète cependant, pas de trop pour éveiller le doute. Elle avait continué assez vite en reprenant le cours de la discussion pour rendre sa réponse encore plus crédible.

-Les aventures viendront, vous verrez. Mais, à ce que je vois, il fait nuit dehors. Si vous ne vous sentez pas à l'aise sous le ciel nocturne, je peux vous raccompagner chez vous ce soir. Je viens tout juste de commencer ma journée pour ma part et puis, ça me ferra un peu marché. Mes trajets sont très limités aussi.

Un petit rire s'était échappé de sa bouche. Elle était dans la même situation que Carmen. Une vie peu passionnante qu'elle s'efforçait d'embellir avec les histoires racontées dans les livres. Cependant, ni l'une, ni l'autre ne semblait motivée à rentrer pour le moment. Il aurait été bien plus confortable de discuter autour d'un thé ou d'un chocolat chaud mais, l'odeur des livres étaient aussi un contexte très plaisant.

-Oh ! Et bien, c'est parce que je ne sors pas beaucoup mais, je viens régulièrement à la bibliothèque depuis mon retour ici. Comme je te l'ai dis, je suis nouvelle sans trop l'être. J'étais à Cardiff depuis quelques années et, le mal du pays peut-être mais, je suis revenue ici. Et v-toi, depuis combien de temps tu es ici ?

Elle n'était pas habituée à tutoyer mais, avec le fils de la conversation et en entendant que Carmen faisait l'effort, elle pouvait au moins faire de même.  

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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Jeu 26 Jan - 20:58


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  C'est étrange.. d'ordinaire je ne suis pas si bavarde. Je dirais même que je ne parle jamais. Je suis tout le temps en train de lire et les rares fois où je parle, c'est lorsque mon père me téléphone ou lorsque je travail, qu'importe où. Je suis ce qu'on appelle une introvertie. Mais cela me va.. je le vie bien. Mais en croisant le regard de cette femme, je me suis tout de suite sentie comme proche d'elle. Puis, elle dégage quelque chose que je ne saurais expliquer. Elle est si belle, si classe et elle semble être comme insensible au temps et à l'espace. Elle fait sûrement partie de ce genre de femme qui possede chaque endroit où elle se rend par sa simple présence, son aura, son charisme. Puis, elle est sympathique et atypique. Comme si elle sortait tout droit d'un des livres que je lis toujours. Je deviens peut-être folle et elle n'existe pas ? Non c'est impossible. Je déraille totalement. Je la regarde et l'écoute, assise en tailleur sur ma chaise et elle devrait déjà commencé à être mal à l'aise.

Mais lorsque je le dis qu'il m'arrive de pleurer lorsque je lis, elle ne semble plus pouvoir s'arrêter de parler. Mais cela ne me dérange pas, bien au contraire. Cela m'empêche de devoir réfléchir à ce que je vais dire. Et sa voix est douce et elle s'exprime avec une telle netteté qu'il est plaisant de l'écouter. Je reste juste là, assise et la regardant toujours. Elle me dis qu'elle pleure souvant également et comme on pouvait se moquer d'elle par le passé.. mais je souris en approuvant lorsqu'elle parle des fins de romans. Même si moi je lis toujours jusqu'à la fin, je peux comprendre son point de vue. De mon côté je ne lis pas énormément de livre qui narre des faits réelles.. j'aime pouvoir m'identifier. Et comment le pourrais-je si quelqu'un a déjà vécu ce qui est écrit. C'est probablement puéril et aride de sens, mais je m'en moque, c'est mon point de vue.

En l'écoutant parler d'un jardin qu'elle semblait aimer tant autrefois, je penche ma tête sur le côté en lui demandant si elle a déménager. J'ai l'impression que cette conversation n'a ni queue ni tête. J'essaie d'avoir l'air intéressante mais ce n'ai pas évident. Elle met un certain temps avant de répondre, comme si elle réfléchissait.. quoi elle ne sait pas si elle a déménager ou pas ? Il y a quelque chose d'étrange et de mystérieux qui se dégage de cette femme quand on y regarde bien. Mais je ne sais pas encore si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Chose sûr, elle n'a pas l'allure d'une psychopathe et... si elle n'avait pas quelque chose de spécial, je ne pense pas que je me serais assise avec elle. Elle répond enfin négativement et je hausse les sourcils lorsqu'elle dit être née ici. Ho.. moi qui vient de si loin, je ne réalise pas toujours que certaines personnes naissent et vivent dans une seule ville pour toujours et jusqu'à leur mort. Je trouve ça beau, d'être ainsi attaché à ses racines. En parlant de racine, j'essaie de continuer à avoir de la conversation. Elle parle de jardin, donc je continue sur le sujet en disant que je n'aime pas vraiment la nature..

Ce n'est pas vraiment la vérité. Mais il faut dire que c'est l'endroit où il me semble que ma nature profonde semble ressurgir plus facilement. L'obscurité reste ce qui me plaît le moins en ce moment je crois. Mais quand je parle de nuit, c'est surtout lorsque le noir se fait le plus complet et que je ne vois presque rien autour ni en face de moi. J'ai horreur de ça... on ne sait jamais ce qui pourrait surgir d'un moment à l'autre.. Eléonore me propose alors gentiment de me raccompagner ce soir et je lui souris. Elle est si aimable et pleine d'attention. Ce sont des qualités qui se font rare et encore plus lorsqu'on ne connaît pas la personne avec qui nous discutons. Je reste néanmoins intrigués par ce qu'elle a notifié. Sa journée ?? Comment peut-on commencé une journée à une telle heure de la soirée. Il fait nuit ! Qui peut bien vivre de nuit ainsi. Peut-être est-elle serveuse dans une boîte de nuit ou un autre truc de ce genre. Je ne vois pas d'autre solution :

« Ho oui c'est gentil de ta part. Merci beaucoup ! Maiis... enfin tu fais un travail de nuit ? Car la fin de journée est déjà bien entamée enfin.. après ça ne me regarde pas pardon » dis-je simplement à mi-voix.

Lorsque la blonde pousse un petit rire, je sens une vague de bien être m'envahir. Elle a un jolie rire. Elle ressemble à une poupée de porcelaine. Une femme de porcelaine faite pour être parfaite sous tout rapport. C'est incroyable... Nous semblons être malgré tout plutôt similaire dans nos vie. Même si je suis clairement moins belle qu'elle, si ce n'est pas du tout... nous venons chercher réconfort de nos vie paisible et peu passionnante dans les romans et contes en tout genre. Je lui demande alors si il lui arrive de venir souvent à la bibliothèque. Même si elle m'a dit qu'elle venait de revenir à Ravensburg, je cherche simplement à tenir la conversation. Je n'ai pas envie de m'en aller pour le moment. Il est si rare pour moi de tenir une conversation aussi longtemps avec une personne qui respire et parle.

Cardiff...Cardiff. Devant mes yeux tout d'un coup, des tas d'exemplaires et de livres passent à mon esprit. Pays de Galle, Royaume Unis. Je visualise et prend un air ébahie. La jeune femme me demande alors depuis combien de temps je suis ici. Passe ma main dans mes cheveux et dit alors :

« Depuis deux ans. Je vivais à Londres avant. J'y suis née en faite... d'où l'accent un peu plus British contrairement aux Irlandais qui ont un accent que j'ai parfois du mal à comprendre. Mais à Londres.. il n'y pas tous ces paysages c'est sûr. Je comprend que tu es eu le mal du pays...Cette ville est très belle. »

Je lui souris et un silence s'installe un court instant et sans même que je réfléchisse je ne peux m'empêcher de lui demander :

« Comment tu.. enfin.. comment tu fais pour être aussi.. belle ? »

Bon quoi ?!!! Je parle tout de le temps de bouquin, de romance et d'histoire. Mais niveau style et beauté, je passe complètement à côté. Mon style est plutôt classique, mes cheveux sont très long et se coiffe tout seul et je ne fais aucun effort pour être jolie ou féminine... donc maintenant que je me trouve face à une femme magnifique et que la conversation est lancée... et bien je ne peux que lui posé cette question même si cela pourrait paraître déplacé. Mais si elle a un secret... je veux bien l'entendre.

AVENGEDINCHAINS

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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Sam 28 Jan - 14:03


Song of storms

Eléanor n'était pas une grande bavarde non plus en temps normal. Au contraire, c'était même tout l'inverse qui se produisait. Sa timidité maladive l'empêchait de parler en temps normal. Elle gardait tout pour elle, à se demander comment la vampire arrivait à garder son calme avec autant de secrets dans sa tête. La réponse était assez simple : elle compatissait beaucoup. Et elle extériorisait aussi dans d'autres choses comme par exemple la cuisine ou bien l'écriture. Cela faisait maintenant longtemps qu'elle n'avait pas pris une plume pour écrire d'elle-même des récits. Elle préférait les lire et, pourquoi pas les raconter à d'autres. Carmen semblait la rassurer ne serait-ce que par son comportement. D'où ce flot de parole venant de la vampire. Une oreille attentive qui écoute, c'est ce qui devait lui manquer le plus. La possibilité de partager ses pensées et ses envies. Ses manques aussi. Peut-être que la blonde allait trop loin cela dit. Devrait-elle se calmer ? Une question soudaine qui lui avait traversé l'esprit. Non, ce n'est pas ce qu'on lui avait appris après tout. La bienséance de la demoiselle n'était pas partit avec le temps. Elle demeurait toujours là, quelque part. Les yeux rivaient sur la personne qu'était en face d'elle, elle semblait s'être calmée. Ou du moins, elle ne parlait plus autant. Eléanor semblait en dire de trop déjà. Elle le voyait, ce doute naissant dans le regard de Carmen. Elle ne voulait pas être jugée, elle voulait simplement se faire une amie. La timidité avait repris le dessus. Sans pour autant perdre l'optique de réconforter, la vampire lui avait tout de même proposer de la raccompagner chez elle.
Une proposition qu'elle avait très vite accepter. Son sourire était revenu pour remplacer sa moue douteuse. Elle était très heureuse à cette idée. Depuis son retour ici, elle n'avait raccompagné encore personne chez lui. Elle faisait sa route seule sans craindre de se faire agresser par un allumé.

-Oh mais de rien. Fit-elle pour renvoyer la politesse avant d'être confrontée à une nouvelle question. Oui, je travaille de nuit, à l’hôtel. J'aide aux ménages. Tu peux me demander, ça me dérange pas et je sais que ça peut surprendre les rythmes décalés.

Elle-même en était la preuve vivante et belle et bien réelle. Passons sur le petit mensonge qu'elle venait de dire. Ce n'était pas vrai, elle ne travaillait pas tout court. Une simple excuse pour justifier le fameux rythme décalé à laquelle elle avait bien du mal à s'y faire. Vivre la nuit … C'était effrayant pour elle. Mais, si Eléanor voulait se nourrir et ne pas passer ses journées entières à être enfermée, elle devait sortir. Elle a passé trois cent coincée dans une boite, il est hors de questions de recommencer l'expérience. La conversation risquait d'être plus longue qu'elle ne l'avait prévu. C'est pour ça d'ailleurs qu'elle avait bien du mal à tenir en place à l'appartement. La conversation avait doucement dérivé sur son précédent lieu d'habitation. Eléanor se voyait très mal dire à Carmen qu'elle était là mais, sous terre. Alors, elle avait mentit une nouvelle fois. Cardiff faisait partit des villes qu'elle aimerait bien visiter et c'est pour ça que c'était le premier lieu d'habitation qui lui était venu en tête.

-Oh Londres ! Je n'y suis jamais été, cette ville doit-être magnifique. Tout ce que je sais, c'est que c'est une ville importante pour la série que je regarde. J'aimerais bien y aller un jour.

Un sourire, comme un petit éclat d'espoir. Eléanor aimerait beaucoup voyager maintenant, ne supportant pas l'idée de rester à la même place plus longtemps. Mais voyager seule, ce n'est pas forcément drôle pour elle. La princesse s'était levée, ayant un peu mal aux fesses après être resté aussi longtemps sur cette chaise. Jusqu'à entendre la question de Carmen. Les rougeurs de la blonde était arrivée très vite, gênée par la question. Que pouvait-elle lui répondre ? Et comment répondre à ça ? Eléanor demeurait debout, figée alors qu'elle était partie pour sortir. Cela l'avait coupé dans son élan. Une petite pointe de tristesse se voyait sur son visage. C'est justement à cause de cette beauté qu'elle avait été condamné par son majordome. Il n'avait pas pu supporter la voir dépérir.

-Je … Je ne sais pas. Mes parents m'interdisaient de manger trop gras et je prenais des bains dans du lait d'ânesse comme Cléopâtre parce que ma mère était convaincu que ces bienfaits existaient. Ce sont mes parents qui m'habillaient le plus souvent. Alors je … Le naturel, c'est très bien aussi. Ça te dirait que l'on sorte ?

Elle ne faisait que proposer. Non pas qu'elle craignait les regards hasardeux de la bibliothèque mais, il y avait tout de même quelques mauvaises langues. Et ce n'était pas son petit doigt qui lui parlait mais, bel et bien ses bonnes oreilles qui entendaient. Cependant, il n'était pas questions de partir de la bibliothèque sans un peu de lecture pour ce soir.  

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"Non, non, ce n’est pas la nature de l’homme. Je ne peux pas admettre qu’il soit davantage dans la nature de l’homme que dans celle de la femme d’être inconstant et d’oublier les êtres qu’il aime ou qu’il a aimés. Je suis convaincu du contraire. Je crois qu’il existe une réelle analogie entre notre constitution physique et morale et que, de même que notre corps, nos sentiments sont les plus forts. Ils peuvent résister aux traitements les plus durs et essuyer les plus rudes tempêtes."
Persuasion, Jane Austen

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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Ven 3 Fév - 21:38


  Eleanor & Carmen (libre)

  Song of storms

 

  Eléanore émane une douceur et un côté maternelle qui me fait l'apprécier de plus en plus. Peut-être parce que je n'ai jamais eut de mère, probablement. Et que je suis fille unique. Je n'ai jamais été très proche des filles... à l'école elles étaient potiche et sans intérêt à mes yeux. Puis j'étais toujours solitaire.. Mais aujourd'hui en parlant avec cette femme, je me rend compte que j'ai bien fait. Il est préférable de s'entourer des bonnes personnes tardivement que de regrette nos amitiés d'enfance. Je ne regrette pas mon enfance. Elle fut belle et pleine d'amour. Mon père a toujours été merveilleux avec moi, même s'il espérait que je sois plus sociable avec les autres. Mais je n'en ai jamais eut besoin.. j'ai toujours été plus à l'aise dans mes livres et dans un monde imaginaire qui n'appartenais qu'à moi. Mais aujourd'hui, du haut de mes 24 ans, je sens que je change quelque peu. J'aspire à de nouvelles choses même si je reste toujours cette éternelle fille timide, réservée et peu bavarde.

La belle blonde me propose de me ramener chez moi ce soir, ce que j'accepte après avoir réfléchi. Je ne veux pas qu'elle se force, mais je vois dans son regard que ça lui fait plaisir. J'accepte avec plaisir, lui demandant à la suite ce qu'elle fait dans la vie, étant donné qu'elle dit que sa journée ne fait que commencé. Sa réponse m'éclaire sur sa vie nocturne et je me contente de hoché la tête. Rentrer dans les détails de sa vie ne me regarde pas et ce serait impolie d'être trop curieuse. Je ne le suis pas plus que cela, mais parfois, lorsque je m'intéresse à quelque chose, et en l'occurrence de quelqu'un... je peux être assez intriguée. Nous en venons à parler de nos origines et je finis par dire que je viens de Londres ce qui semble l'emballée. Il est vrai que Londres est une belle ville tout comme l'Angleterre est un beau pays.. mais lorsqu'on est pas très ville, on se sent vite oppresse.

Je finis par l'observer, un instant et comme toujours je ne peux m'empêcher de me dire qu'elle est magnifique. Elle émane tant de délicatesse et de grâce. Mais elle est juste.. belle. Certaines femmes sont jolie, mignonne même belle. Mais malgré tout on perçois les défauts qui font le charme de toutes femmes. En l'occurrence... le charme d'Eléonore.. c'est qu'elle n'a aucun défaut. Son physique, son grin de peau.. tout est parfait jusqu'à la couleur de ses yeux. Je ne suis pas attiré par les femmes, mais elle est juste splendide et je suis esthète et il serait hypocrite que de le nier. Je ne peux donc m'empêcher de lui demander d'où lui vient sa beauté. Quel est son secret. Si elle en a un, je serais heureuse qu'elle le partage avec moi.. Mais ce qu'elle me répond me fait lever un sourcil. Son éducation semble avoir été assez stricte et dans le genre bourgeoise qu'on lit dans les livres qui se passe dans le monde aristocrate. Elle change de sujet, me demandant si l'on peut sortir et je lui souris . Mon sourire semble de plus en plus naturelle et facile au fur et à mesure que je discute avec elle. Je me détend à chaque instant.

« Avec plaisir »

Nous nous levons et je me dirige vers une étagère pour reposer mon livre. Je ne l'emprunterais pas. Je viens à la bibliothèque pour lire sur place et j'emprunte ce que je veux lire chez moi. J'ai déjà tout ce qu'il me faut à la maison. Pendant ce temps, la jeune femme s'est rendue emprunté ce qu'elle lisait et je la rejoins donc à l'entrée de la bibliothèque. C'est étrange... cela me fait comme du bien de me sentir accompagnée, moi qui aime pourtant si bien la solitude. Je lui souris de nouveau et nous sortons dans la fraîcheur de cette soirée naissante. Je prend un grand bol d'air frais et nous commençons à marcher alors que je lui indique par où je vis. J'ai l'habitude de prendre mon vélo, donc je marche à côté en posant mon sac dans le panier. Après un silence, je reprend enfin la parole :

« En faite.. je n'ai pas beaucoup d'amie dans le coin.. même pas du tout pour dire vrai hm.. donc je me disais que, enfin si tu veux hein... On pourrait se voir de temps en temps, quand tu ne travailleras pas. Je... enfin je trouverais ça cool.. »

Je pense alors à mon père et la joie que ça lui ferait si je lui racontais que je m'étais faite une amie.

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Je ne parviens pas à oublier les folies et les vices d'autrui aussi vite qu'il le faudrait, ni les torts qu'ils m'ont fait subir. On ne réussit pas à m'influencer chaque fois que l'on me flatte. Je suis d'une humeur qu'on pourrait qualifier de rancunière. Quand je retire mon estime, c'est pour toujours..— Clarice Lispector.
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Éléanor V. Clifford

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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Sam 4 Fév - 23:08


Song of storms

Une douceur involontaire puisque Eléanor n'a, de son côté, jamais eu d'enfants. C'était dans ses projets cela dit. Elle avait été entraînée pour ça par sa propre mère. Une leçon de vie que la blonde n'a jamais pu mettre en pratique. Et qu'elle ne pouvait plus mettre en pratique aussi. Sa nouvelle condition de « morte-vivante » l'empêchait de pouvoir avoir un enfant. Hormis si elle mordait un gamin dans une court d'école … Mais, elle se considérait définitivement comme un monstre si elle faisait ça. Des monstres … C'est peut-être pour ça qu'elle se sentait aussi bien avec Carmen. Que le hasard ait uni ces deux femmes qui n'étaient pas à l'aise dans leurs peaux et à cause de leurs capacités. Même si elles ne savaient encore rien de l'une et de l'autre. Ça allait venir. Eléanor côtoyait assez souvent la Confrérie pour avoir vu suffisamment de sorciers et leurs grimoires. Leurs outils pour manipuler la magie et les artefacts. C'était un tout autre monde qui s'opérait sous leurs pieds. Un monde en dehors des temps modernes et où la magie était quelque chose de courant. Les pensées de la vampire étaient partis si loin qu'elle ne se rendait pas compte de sa propre dérive. Tout ça pour dire que oui, elle avait le comportement maternel mais, l'incapacité d'avoir sa propre progéniture. C'est peut-être ceci qui rendait Eléanor si intentionnée et si gentille. Elle regrettait le temps où elle pouvait voir le soleil et se sentir vivante.
Par contre, la nuit ne lui faisait plus peur dorénavant. Il y a tout de même des bons côtés à cette mésaventure. D'où le fait que la vampire ait proposé à sa nouvelle amie de la raccompagner chez elle lorsqu'elle lui avait exposé ses craintes. Ça ne dérangeait pas Eléanor après tout. Elle aimait se promener et de nuit, il y avait toujours plus de risques dehors. Surtout lorsque l'on vit dans une ville où le taux de créatures magiques est incroyablement élevé. La blonde s'était contentée d'hocher positivement la tête pour confirmer qu'elle avait bien entendu sans en dire d'avantages.

Cependant, elle se sentait un peu mal lorsque Carmen avait fini par lui poser la question. Difficile à dire et à juger. La princesse passait son temps à laisser ses parents décidés. Elle ne s'en plaignait pas, elle adorait se faire chouchouter. Mais, ce goût pour la détente avait fini par prendre une toute autre tournure depuis que son majordome l'a immunisé sur le temps. Malheur quand tu nous tiens. Depuis, elle ne voyait plus sa beauté de la même manière. Elle la voyait comme une malédiction. Une poupée de porcelaine qui n'aurait pas du être. Pour autant, la dame ne perdait pas son calme. Elle se contentait de répondre calmement à la question du mieux qu'elle pouvait. En espérant bien sûr ne pas avoir donné de mauvaises idées à la jeune fille. Elle semblait si innocente, ça serait dommage de tout gâcher. Pour tirer un trait à la conversation, Eléanor s'était levée de sa chaise pour inviter Carmen à faire de même. Après tout, il se faisait tard et la bibliothèque n'allait pas tarder à fermer. Pour les visiteurs du moins. Ceux qui commençaient leurs journées tout comme la vampire savaient très bien que ce n'était que pour enchaîner sur un tout autre métier. La blonde avait pris suffisamment d'ouvrage pour s'enfermer dans son appartement de fortune pendant au moins trois jours. Une quantité qui n'était pas la même concernant le café mais, elle ignorait où elle pourrait en trouver à cette heure-ci.

-Oui bien sûr si tu veux. Tant que ça reste une virée nocturne. Je ne peux pas sortir lorsque le soleil est là parce que … Euh … Je suis allergique au soleil.

Mensonge, encore une fois. Mais en soit, c'était le mensonge le plus proche de la réalité qu'elle avait trouvé jusqu'ici. Les vampires avaient réellement une espèce d'allergie au soleil. Il suffisait de ne pas rentrer trop loin dans les détails. La demoiselle regardait à droite à gauche, serrant ses livres contre sa poitrine. Elle était mal à l'aise. Ça serait dommage de passer à côté de l'occasion. Elle pouvait se faire une amie et avoir une autre compagnie qu'Harry Potter et sa clique. Et les étoiles et … La lumière des réverbères. Tellement de choses, tellement de possibilités mais, elle était sur le bord du gouffre, prête à craquer. Eléanor n'aimait pas mentir de bases, elle trouvait ceci malsain. Changer de sujet, vite ! La dame cherchait dans sa cervelle comment elle pouvait rattraper le coup. Cette sensation d'angoisse, comme lorsqu'elle était enfermée dans son coffre. Ses crises qui s'étaient tues mais, qui revenaient de temps en temps refaire surface. Un stress profond décuplé par la capacité d'entendre absolument tout.

-Est-ce que tu veux que je te porte tes livres ? Ou quelques choses ?

Un acte de pure politesse, voilà ce qu'elle avait trouvé comme parade. Elle n'avait rien trouvé de mieux et pourtant, elle restait tout de même sur ses gardes. Il y avait une odeur étrange, un bruit étrange autour des deux demoiselles qui émanaient des toits. Eléanor avait levé sa tête vers le ciel, examinant autour d'elles alors que ses pas étaient tracés dans la neige. Elle ne voyait rien de spécifique pourtant, c'est ça le plus triste.

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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Ven 10 Fév - 10:56


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  Song of storms

 

  Marchant dans les rues de Londres, nous pouvons sentir l'air frais de l'hiver en ce début de soirée bien entamé. Assez entamé pour que le soleil ne soit plus présent, mais pas encore assez pour que les rues soient désertes. Eléanore est de bonne compagnie et plus je parle avec elle plus j'ai le plaisir de constater que sa présence me détend, dans un sens. C'est donc ça que cela veut dire, se sociabilisé.. Je ne pense pas que je changerais du jour au lendemain. Je ne vais pas dès demain me rendre dans un lieu brancher pour rencontrer n'importe qui dans le simple but de me faire des amis. Si je ne peux commencer que par une amie.. Cela me va tout à fait. J'inspire profondément en prenant l'air frais dans mes poumons et je regarde parfois Eléanore et je lui souris encore un peu timidement en serrant mon sac contre moi.

De la buée sort de ma bouche lorsque j'expire. Je ne remarque même pas qu'il n'y en a pas qui sort de celle de la belle blonde. Je ne porte qu'un vieux manteau et la fermeture est cassée. Puis je n'ai pas d'écharpe.. C'est un risque car quand je suis malade, je suis presque comme un zombie et on ne peut rien me demander. Si je suis malade je ne pourrais pas travailler et si je ne travaille pas, je serais clairement dans la merde pour payer mes factures. Papa ne cesse de me proposer de m'envoyer de l'argent.. Mais je ne veux pas qu'il pense que je ne m'en sors pas sans lui. Nous vivons loin l'un de l'autre et je sais qu'il s'inquiète déjà bien assez comme cela. Puis, maintenant je vais pouvoir lui dire que j'ai rencontrer une fille et que je m'entend bien avec elle.

Lorsqu'elle me dit qu'elle est allergique au soleil cependant, je grimace sans qu'elle ne le voit. Ce ton, cette voix, cette façon de répondre.. Je connais cela si bien, j'en ai tellement l'habitude. Une mensonge.. Pourquoi me mentirait-elle ? J'ai peut-être raison de penser qu'elle a quelque chose de particulier qui lui donne cette beauté et cette grâce qui semble figée dans le temps.. Je baisse mon visage vers le sol, comme si j'étais déçue de savoir qu'elle me cachait quelque chose. Mais après tout nous ne nous connaissons pas.. Pourquoi me dirait-elle quoique ce soit sur sa vie privé. Mais n'est-ce pas ainsi qu'on se fait des amis..? Je ne suis pas vraiment une experte en la matière pour dire une chose pareil.

Elle retient mon attention, me demandant si elle peut m'aider à prendre mes livres, qui dépassent de mon sac. Il y en a trois, des gros. Je les regarde et relève mon regard vers elle en souriant. Elle est gentille, je n'ai pas à douter d'elle.. Et je devrais juste apprécier sa compagnie plutôt que d'essayer de trouver une raison de fuir pour me retrouver dans ma solitude. Car c'est exactement ce que je suis en train de faire. Non Carmen, arrête de te complaire dans cette vie qui n'a aucun but ni sens. Je m'apprête à lui répondre quand mon téléphone sonne de nouveau. Je le prend et regarde le nom qui s'affiche. Mon père.. Je regarde Eléanore avec un air désolée et glisse mon doigt pour décrocher :

"Oui ? (…) Papa je ne suis pas seule.. (…) Non je ne mens pas ! (…) Nan je ne vais pas lui passer le téléphone papa... (…) qui c'est ?? Heu..., je tourne mon visage vers elle... une amie (…) Papa calme-toi.. Je te rappelle. Bisous"

On l'entend encore parler à tue-tête alors que je raccroche et regarde Eléanore d'un air gênée.

"Désolée.. Mon père est du genre démonstratif et un peu éttoufant. Mais bon.. C'est mon père je ne peux pas lui en vouloir. Excuse-moi si ça t'a déranger.."

Je m'arrête alors et fait face à la jeune femme en lui montrant du menton un vieille immeuble assez délabrer.. Mon appartement n'est clairement pas luxueux, mais c'est mon petit chez moi et son côté ancien et qui part en miette lui donne son charme dans un sens. Je ne peux que aimer, sachant mon côté décalé. Avec mes lampes de chevet partout et mes bouquins en tous genre qui sont rangé et éparpillé ici et là dans mon logement, cela me fait ma petite tanière bien à moi. Je souris légèrement dit alors :

"Voilà, j'habite ici"


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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Sam 18 Fév - 21:40


Song of storms

Carmen pouvait le sentir cet air frais sans doute mais, ce n'était pas le cas d'Eléanor. Elle restait très impassible à la fraîcheur environnante. Peut-être parce qu'elle ne sentait plus rien. Tout comme lorsqu'elle mangeait, elle ne pouvait pas profiter du goût des aliments ou bien se regarder dans une glace. Chose qui n'était pas du tout pratique pour se maquiller le matin, c'est accordé. Cependant, elle avait le sourire aux lèvres la petite dame blonde. Elle n'était pas seule ce soir, elle s'était faite une amie et ça, c'était vraiment quelque chose de très plaisant. Si plaisant qu'elle en oubliait presque sa nature et qu'elle se sentait à l'aise en présence de Carmen. L'ex-princesse prenait tout de même son temps en marchant. Son pas se faisant même hésitant pendant quelques secondes. Et si … Et si elle n'avait pas le droit justement de se lier à d'autre de la sorte ? Et si elle pouvait simplement regarder les autres passer avec le sourire aux lèvres sans que jamais elle n'est le droit de l'atteindre. Se faire des amis, ça semblait être une tâche insurmontable pour la dame. Elle avait toujours l'impression qu'elle serait déplaisante. Qu'elle ne serait pas aux gouts des autres ou bien que les autres seraient trop jaloux pour l'aimer. Pourquoi devraient-ils la jalouser ? Elle n'avait rien d'extraordinaire. Elle était simplement une jeune fille qui avait cru au prince charmant au point de se brûler les doigts avec ce genre de croyance.
Eléanor faisait une entière confiance à Carmen pour ses vêtements. Certes, elle craignait qu'elle ait froid avec un accoutument pareil mais, elle n'était pas la mieux placée pour faire un commentaire. Elle ne portait qu'un cardigan après tout pour couvrir ses bras à défaut que ses jambes ne le soient. Comment faisait-elle pour marcher en talon aiguille dans la neige ? Personne ne le savait. Elle était habituée sans doute au temps capricieux de l'Irlande. Même quand elle était humaine, elle n'avait pas souvent froid.

Pourtant, elle venait de dire quelques choses qui ne fallait pas. Dire qu'elle était allergique au soleil … Elle aurait pu trouver mieux comme mensonge. Un soupir intérieur l'avait prise mais, à l'extérieur, elle restait calme. Avec une petite lueur de crainte tout de même qui venait de passer dans ses yeux. Elle ne voulait pas que Carmen lui pose des questions sur ce problème d'allergie. Parce que si c'était le cas, elle allait définitivement tomber en panne d'argument. Heureusement, rien n'avait été relevé. À la place, Eléanor continuait de sourire en regardant au-dessus de sa tête. Sur les toits. C'est bizarre mais, il lui avait semblait entendre quelques choses comme des bruits de pas. Elle n'avait rien relevé par politesse. Surtout en entendant qu'une petite sonnerie aigue venait de tout casser. Quel était cette sorcellerie encore ? La blonde avait laissé un petit signe de la main glissé pour faire comprendre que ce n'était pas grave tandis qu'elle écoutait sans vraiment le vouloir la conversation. Elle se demandait qui était-ce d'ailleurs. Un proche à entendre l'intonation de sa voix. La vampire souriait doucement en entendant la conversation. Bien sûr que non, elle n'était pas seule. Et puis, si jamais cela tournait mal, elle n'était pas non plus sans protection. Il fallait se débrouiller dans cette ville où les malpolies et l'indélicatesse régnaient. Pour autant, elle s'était tout de même arrêter le temps que Carmen finisse son appel. Son oreille bien tendu vers les toits. Non, plus rien. Elle devenait sans doute bien trop méfiante avec le temps ou bien, trop à cran. Un léger soupir discret s'était échappé de sa bouche avant que la petite brune ne l'interpelle de nouveau pour s'excuser.

-Non pas du tout. Il voulait simplement prendre des nouvelles, ce qui est normal après tout. Mais, qu'est-ce c'est ? Je veux dire, quel est cet appareil avec lequel tu as pu discuter avec lui ? Tu dois me prendre pour une idiote, je suis vraiment désolée.

Mais, elle ne pouvait pas lui expliquer. Elle ne pouvait pas lui dire quoi que ce soit sans risques de la faire fuir. Sa timidité était revenue très rapidement et puis, elle a recommencé à regarder ses pieds avant de reprendre sa marche. C'était stupide, terriblement stupide comme questions. Par moment, elle se demande même ce qui pouvait lui traverser la tête dans ce genre de moment. Eléanor n'avait pas eu besoin d'aller bien loin cela dit. Elles étaient arrivées devant ce vieux immeuble. Peu charmant, c'était les premières pensées de la blonde en voyant les murs fissuraient. Mais, il fallait relativiser en se disant que c'était mieux que rien après tout. La dame avait accomplis son devoir et, elle l'avait bien compris lorsque Carmen lui avait annoncé qu'elle était arrivée. Dans ce cas, elle n'allait pas la retenir plus longtemps. Elle était revenue près d'elle pour la saluer comme il se doit.

-Très bien alors, je vais te laisser ici. Si jamais l'envie de me revoir te prend, tu pourras me trouver au Sammy Hotel pendant la journée. Bonne … nuit ?

La vampire se demandait si c'était bien ça qu'elle devait dire. Parce qu'entre nous, son rythme de vie était un peu décalé. Mais, elle avait vu juste. Eléanor avait repris sa marche alors, faisant un dernier signe de la main à Carmen avant de disparaître dans les ténèbres de la nuit.

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Carmen A. S. Wellington


"Non, non, ce n’est pas la nature de l’homme. Je ne peux pas admettre qu’il soit davantage dans la nature de l’homme que dans celle de la femme d’être inconstant et d’oublier les êtres qu’il aime ou qu’il a aimés. Je suis convaincu du contraire. Je crois qu’il existe une réelle analogie entre notre constitution physique et morale et que, de même que notre corps, nos sentiments sont les plus forts. Ils peuvent résister aux traitements les plus durs et essuyer les plus rudes tempêtes."
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Message ✞ Re: Song of storms ♦ ft. Carmen    ✞ Ven 24 Fév - 16:51


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  Le père de Carmen l'appelait assez souvent.. Il fallait dire qu'aujourd'hui, il était toujours à Londres tandis qu'elle se trouvait en Irlande, ici à Ravensburg. Il n'avait plus qu'elle dans sa vie depuis la mort de sa mère. Morte en couche, la mère de la jeune demoiselle n'était qu'un visage sur quelques potos que son père lui avait montré. Pour Carmen, il n'y avait que son père et bien qu'elle avait toujours rêvée connaître sa mère.. Elle ne pouvait dire qu'elle l'aimait. Puisqu'elle ne l'avait jamais connu, jamais vu. Elle n'était qu'un court flash qu'elle pouvait avoir parfois dans ses rêves. Même si son père lui avait souvent parler, elle n'en avait pas vraiment tenu compte. Il n'avait jamais eut d'autre femme, malgré ce que lui disait sa fille, et aujourd'hui, il n'avait que elle dans sa vie. Sa fille, l'amour de sa vie. Cela rendait triste la jeune femme de temps en temps. Elle se sentait entre autre responsable de tout cela et se disait que son père s'était empêché d'être heureux pour pouvoir lui donner la vie qu'elle voulait. Et il avait réussi.. Bien sûr il ignorait qu'elle galérait à trouver un travail qui l'a faisait rêver. Elle rêvait de devenir éditrice de roman... mais la seule entreprise dans le coin ne recrutait pas pour le moment.. Et elle ne cherchait pas plus loin que le bout de son nez.

Eléanore avait proposé à Carmen de l'a raccompagner chez elle, ce qui était vraiment très avenant de sa part étant donner que la jeune fille avait préciser qu'elle avait une peur horrifiante du noir. C'est là, dans la rue qu'elle reçut un appel de son père qui n'en revenait pas qu'elle puisse être avec quelqu'un, elle qui n'avait que les livres pour seule compagnie d'ordinaire. Mais en effet, la jeune femme s'était faite une amie ce soir... pouvait-elle vraiment dire ça ? Peut-être que oui, en tout cas elle voulait la revoir, c'était une certitude. C'est ainsi que lorsqu'elle arriva devant chez elle qu'elle lui fit un nouveau un sourire. Il se faisait tard et elle ne voulait pas rester trop tard dehors, surtout qu'il commençait à vraiment faire frais. Eléanore la salua en lui disant qu'il serait bon qu'elle se revoit, et lui souhaita bonne nuit. Carmen sortit rapidement un bout de papier de son sac avec un stylo et lui écrivit ses coordonnés téléphonique dessus en passant pour répondre à sa question.. Cette femme était étrange tout comme si elle sortait d'une réclusion de plusieurs siècle.. Mais elle se dit qu'elle lui faisait peut-être un blague !

"C'est un téléphone, pour contacter les gens en appel ou pas sms.. Tiens, je te donne mon numéro. Ce sera plus simple pour se revoir. Cela m'a fait vraiment plaisir de te rencontrer"

Elle était sincère et lui fit un sourire avant de la regarder s'éloigner en lui faisant également un signe de la main. Elle rentra chez elle avec un air léger. Elle était contente.. C'était étrange cette sensation de ne pas se sentir seule pour une fois. Elle s'était pourtant habitué à cette sensation... pourra-t-elle encore ? Elle avait cette sensation étrange que tout allait changé.


AVENGEDINCHAINS

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Je ne parviens pas à oublier les folies et les vices d'autrui aussi vite qu'il le faudrait, ni les torts qu'ils m'ont fait subir. On ne réussit pas à m'influencer chaque fois que l'on me flatte. Je suis d'une humeur qu'on pourrait qualifier de rancunière. Quand je retire mon estime, c'est pour toujours..— Clarice Lispector.
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Song of storms ♦ ft. Carmen
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