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 You will never understand the hell I feel inside my head | Juden

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Judwal Murphy

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Message ✞ You will never understand the hell I feel inside my head | Juden    ✞ Sam 21 Jan - 0:40

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Dernière édition par Judwal Murphy le Lun 22 Mai - 11:22, édité 1 fois
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Eden F. Armstrong
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Message ✞ Re: You will never understand the hell I feel inside my head | Juden    ✞ Lun 23 Jan - 18:03

Juden
Your soulmate is not someone that comes into your life peacefully. It is who comes to make you question things, who changes your reality, somebody that marks a before and after in your life. It is not the human being everyone has idealized, but an ordinary person, who manages to revolutionize your world in a second...


Samedi 21 janvier :

Routine morne et lassante : telle est aujourd’hui ma vie. Partagée entre mon boulot. Ainsi que ma famille et nos quelques traditionnels repas du samedi midi auxquels je n’assiste pratiquement que pour mon frangin, je l’avoue. Mais aussi des nuits très courtes, entrecoupées d’innombrables cauchemars au sujet du pire moment de toute mon existence, pour faire de moi un vulgaire pantin. Sans oublier quelques relations, plus ou moins importantes, visant à m’éviter de songer à quel point ma vie est loin d’être entre mes mains, depuis de longues années, et sans doute, dans une certaine mesure, à me faire oublier que la personne en face de moi n’est pas celle que j’aimerai vraiment voir, bien que, contrairement à ce que j’ai cru quelques années, toujours en vie, donc, ça pourrait être pire. Voilà à quoi ressemble ma vie. Du grand vide, du début à la fin, que je tente de combler, de mon mieux, sans que ça ne soit efficace pour autant. Je ne m’en soucie plus, cependant : ça ne serait pas utile. Ma vie est gâchée, il me faut composer avec les morceaux qui en restent, et sont à peu près en bon état. Il n’y a rien qui puisse me redonner un semblant de normalité : j’en ai conscience depuis des années, et je me suis faite à cette idée. Contrairement à mon géniteur, qui a du mal à se rentrer dans le crâne à quel point j’ai changé, et surtout, que tout ça, c’est de sa faute. Encore un débile qui fait n’importe quoi et n’assume pas derrière ! Un soupir m’échappe, alors que la pensée du repas de famille approche à grands pas, laissant à présager un long moment désagréable, en ce qui me concerne. Pensée qui me met, comme à chaque fois que ce rendez-vous approche, sous une indéniable tension. Et c’est bien pour essayer de dénouer un peu la tension qui s’accumule en moi que je tente de contacter Jud. Alors que je suis en train de faire mon traditionnel tour de vélo matinal. Certains courent, moi, je préfère faire du vélo : une petite habitude prise pour essayer de me défouler un peu, d’essayer d’extérioriser tout ce que je m’efforce de garder pour moi. Et utiliser l’étrange lien qui me relit à Judwal a fait ses preuves, au cours des années écoulées. Sans même que celui-ci ne le sache réellement, par ailleurs, car, contrairement à ce qu’il pourrait croire : il ne connaît pas tout de moi. Ca n’est pas parce que nos cerveaux sont bizarrement connectés l’un à l’autre de la sorte que je suis un livre ouvert pour lui (ou inversement !). Parfois, j’ai besoin de lui parler, sans forcément aborder les sujets qui peuvent m’angoisser, mais juste pour l’entendre. Et c’est bien pour cette raison que, de tous nos rendez-vous matinaux, ceux des samedi sont les plus importants à mes yeux. Il le sait, l’a deviné à la longue, mais je mange avec ma famille, et ça ne me fait guère plaisir. Vous pouvez donc imaginer ma déconvenue lorsque, en tentant de le « joindre », je fais chou blanc. Etrange mais pas rare. Il bloque parfois notre lien, tout comme je peux le faire, lorsque je ne veux surtout pas qu’il vienne me déranger, ne tenant pas à ce qu’il soit le témoin de ce que je fais. Je réessaie, quelques minutes plus tard. A plusieurs reprises. Sans plus de succès.

C’est donc passablement énervée que je rentre chez moi, prend une douche rapide, et me prépare pour la – longue – journée qui m’attend. Bien que j’ai pris un petit déjeuner avant de partir, je ne résiste pas à la tentation de passer en boulangerie, pour une petite douceur bien méritée. Après tout, cela devrait me permettre de décompresser un peu, histoire de ne pas arriver au boulot, sur les nerfs. Ca serait bien dommage que, énervée comme je suis, je finisse par incendier les quelques clients qui pourraient bien venir me voir : sacré manque à gagner ! Et je ne roule pas sur l’or, même si je suis loin d’être dépensière, me contentant du strict minimum. « A ta place, je prendrai le muffin au chocolat. », me susurre mentalement le brun. Qui débarque, dans ma tête. Sans y avoir été invité. C’est la fête ? OK, je n’ai pas bloqué notre lien, mais il n’empêche ! Mon regard se porte vers un petit présentoir, au milieu duquel siège un petit miroir. Au travers de celui-ci, je lance un regard noir à mon comparse : étant donné que la « visio » est là… Je suis largement plus énervée que surprise. Disons que je m’attendais à ce qu’il débarque, tôt ou tard, comme une fleur. « Merde alors : t’es pas mort ? », lui dis-je, cinglante. Le ton est virulent, même si la peur est là, tapie au fond de moi, noyée toutefois sous une chape de rancune et de colère. J’ai beau savoir qu’il a survécu à l’incendie, il y a des années de cela, il n’empêche que j’ai toujours la peur, sourde, de le perdre. Pour de bon, cette fois. Ce qui, même si je ne le lui dirai jamais, pourrait bien contribuer à me détruire pour de bon, réduisant en poussière les quelques filaments de mon ancienne moi, qui me tiennent en place aujourd’hui. Nous n’avons pas reconstruit notre relation telle qu’elle était avant. Je doute que cela soit possible, de toute façon. Mais il compte toujours – beaucoup – pour moi. Sauf que je sais – en quelques sortes du moins – comment il vit. Que son train de vie le pousse à se retrouver dans des situations pouvant être périlleuses. Qu’il n’est pas rare qu’il se retrouve mêlé à quelques bagarres, bien qu’il reste évasif sur celles-ci, quand je l’interroge, ayant vu, au travers de ses yeux, les dégâts – une partie du moins - sur lui. Ou lorsque je sens de la douleur se répandre dans son corps, tandis qu’il marche, ou effectue n’importe quel geste du quotidien. Douleurs qui n’ont rien à voir avec celles engendrées par son métier. Je le sais, pour les avoir éprouver, par son intermédiaire, à quelques reprises. Alors oui, je l’avoue, et ici uniquement : je déteste lorsqu’il n’est pas présent à nos rendez-vous quotidiens. J’ai beau essayer de me raisonner, je ne peux m’empêcher de penser au pire. « Un pain au chocolat, avec du pain de campagne, s’il vous plaît ! », telle est la commande que je passe, peu après, en réponse à l’interrogation de l’employé, après les salutations d’usages. Il y a de quoi satisfaire ma petite gourmandise, mais aussi de quoi amener au maudit repas à venir. Le dessert, je ne le prends pas ici, l’ayant préparé la veille au soir. « T’es pas à ma place : si tu l’étais, tu t’serais au moins excusé avant d’squatter ! », ronchonné-je en sortant de quoi payer. Je ne me prive pas pour continuer à l’engueuler, toujours mentalement, tout en récupérant ma commande, et même en allant au boulot. Il ne doit pas en être surpris, après tout : il me connaît. Même si j’ai changée, depuis notre enfance, du temps où nous n’avions aucun secret, ou presque, l’un pour l’autre. Il sait que je suis ponctuelle. Que je déteste qu’on me fasse faux-bond, sans avoir prévenu au préalable, ou – si ça n’était pas possible de prévenir – qu’on revienne, tout sourire. Je tais cependant les interrogations qui m’assaillent, quant à ses raisons d’avoir été absent ce matin. Encore une chose que je ne lui dirais jamais : je suis heureuse de l’entendre. Au moins, il va « bien ». Il n’empêche cependant que je ne me prive pas pour l’engueuler. Ressentant sans doute, derrière cet agacement bien palpable, un fond de jalousie, à l’idée qu’il ait été occupé à faire autre chose de bien plus intéressant que me parler, pour se « présenter », tout à l’heure. Ce con m’a mis encore plus en rogne pour le repas à venir. Et il semble d’ailleurs percuter pourquoi je suis aussi tendue, car il met le sujet sur le tapis, mais je le rembarre d’un : « Tu veux essayer de m’énerver encore plus, ou… ? », avant de mettre un terme à notre conversation. L’un comme l’autre avons des choses à faire, aujourd’hui, alors… Même si cela ne nous empêchera pas forcément d’aller joindre l’autre, si le cœur nous en dit, juste pour partager un moment, une anecdote qui vient de nous arriver…

La journée se poursuit, entrecoupée – pour mon plus grand malheur – par le repas de famille. Heureusement, il ne s’éternise pas, car il me faut retourner bosser par la suite, même si je fais moi-même mes horaires. Comme d’habitude, je n’ai pas réellement échangé avec ma sœur, passant le plus clair de mon temps avec mon frère. J’ai parlé un peu avec ma mère, et ai tout mis en œuvre pour ignorer mon géniteur. D’ailleurs, c’est bien pour lui que j’ai fait une tarte au citron meringuée comme dessert : il déteste ça. L’après-midi se déroule comme la matinée : quelques chalands rentrent dans ma boutique, regardent ce qui s’y trouve exposé, m’observent sur mon dernier projet (mon atelier est visible, via une grande baie vitrée, depuis la boutique : ainsi, j’ai un œil sur les gens !), et parfois, certains font un achat ou deux. Rien d’extraordinaire en somme. Mais je pense qu’on peut dire que ça me convient. Ca n’est certes pas la vie que je voulais mener, étant enfant, mais c’est mieux que rien. Au moins aie-je la chance de faire un métier qui me plait véritablement. Et puis, je n’ai pas à être trop en contact avec les gens, pas comme si j’étais serveuse dans un grand restau, par exemple. J’ai développé une certaine allergie aux gens, si on peut dire, depuis quelques années. Et ça n’est pas plus mal, étant donné que nous pouvons être amené à déménager à tout moment. C’est d’ailleurs étonnant que je me sois risquée à entamer une histoire avec Erwan. Non pas qu’il ne soit pas gentil, ni attirant, ni même intelligent : il est tout cela. Mais ça ne pourra jamais être sérieux entre nous. Car je lui cache trop de choses. Car je peux partir n’importe quand, et que je ne le préviendrais pas. Car mon cœur appartient déjà à un autre, même si ni le principal intéressé, ni moi, n’en avons conscience. Sans oublier que je ne me refuse pas le droit d’aller voir ailleurs, si j’en éprouve l’envie, ou si j’en ai l’occasion. Je ne me suis jamais vraiment posée avec personne, je ne vais pas commencer maintenant. Ni jamais, en réalité, je le crains. Cela dit, pour l’heure, à part une erreur de parcours (qui n’a pas été bien loin, par contre !), il n’y a rien à signaler de ce côté-là. Je suis bien avec Erwan. J’aime être avec lui, de temps à autre. Et ça, je pense que c’est déjà bien. Mieux que rien, du moins. Non ? J’ai décidé de me contenter, en tout cas. Mais si moi, je suis « casée » (les crochets sont importants !), il n’en va pas de même pour mon entourage. Pour les rares connaissances que j’ai pu me faire ici. Je ne parle pas d’amis, car aucun de ces individus ne me connaît. Pas réellement, du moins. Erwan ne fait pas exception à la règle. Néanmoins, ça ne m’a pas empêché de me lier – en quelque sorte – à certaines personnes. Dont Milan, que j’ai rencontré quand elle s’est glissée dans ma boutique, peu de temps après l’ouverture de celle-ci, afin d’acheter un cadeau pour son neveu. Elle a été la 1ère personne à passer commande d’un jouet « sur-mesure ». Ce qui fait que l’on a été régulièrement en contact, le temps que je fabrique le jouet en question, afin de la tenir au courant de l’avancée de la chose, et voir avec elle si ça lui convenait. C’est aussi bêtement que ça que nous avons « sympathisé ». On se voit assez souvent, depuis lors. Aussi n’est-ce pas surprenant de savoir qu’on échange quelques SMS, à l’occasion. Et celui que je reçois, alors que je ferme boutique, m’arrache un sourire : elle me convie à la rejoindre, pour voir son – je la cite – « Bien trop sexy de maréchal-ferrant pour être humain. » Elle m’a déjà parlé de lui, après leur rencontre, et paraissait sous le charme. Pauvre humaine, loin de s’imaginer à quel point elle a raison, concernant la nature inhumaine de l’individu en question.

Etant donné que je n’ai rien de prévu pour le moment, hormis de rentrer chez moi, et possiblement d’aller voir si Erwan est dispo pour un ciné, je me décide à faire un crochet du côté de chez Milan. Depuis le temps qu’elle me tanne à propos de ce fameux maréchal-ferrant, il faut bien que je vois à quoi il ressemble ! Elle a été incapable de me dire son prénom, ayant une mémoire très nulle à ce sujet. Mais, d’après la description qu’elle en a faite, le spectacle n’est pas déplaisant. Même si je préfère juger de moi-même. Et puis, elle veut mon avis sur lui, pour savoir s’il vaut la peine qu’elle se risque à l’inviter. Elle est pourtant loin d’être débile et hideuse, mais a la malchance de ne tomber que sur des cons. Estimant que j’ai eu, de mon côté, la chance de tomber sur Erwan, elle s’est mise en tête que j’avais un bon instinct, de ce côté-là. (Oui, je sais, c’est drôle !). J’effectue le trajet jusqu’à chez elle, en voiture. Les vitres partiellement ouvertement. Un marteau dans ma boîte à gants. Dois-je rappeler que je suis claustrophobe, et que je suis assez mal à l’aise, dans des espaces réduits ? Qu’il me faut tenter de me raisonner comme je peux, via de l’air qui vient fouetter mon visage, par le biais des fenêtres légèrement ouvertes ? Qu’en cas d’accident (vu ma chance…), il est hors de question que je reste bloquée ici (si, du moins, je peux sortir seule !) ? Ca n’est pas pour rien non plus que je mets toujours de la musique, lorsque je roule. Jamais la radio. Uniquement des titres que j’aime. Afin que ma peur soit détournée, sur ces chansons, ces mélodies, ces paroles. Parfois, il m’arrive même d’appeler mon frère, ou Erwan, ou n’importe qui de mon entourage « amical », afin d’apaiser la tension qui m’envahit, derrière le volant, dans cette prison de tôle. Quand je ne vais pas voir du côté de Jud, s’il est dispo, sans pour autant lui dire pourquoi je viens « le voir » précisément en un tel moment. Mais aujourd’hui, je n’ai surtout pas envie de le contacter, ayant encore en travers de la gorge le fait qu’il m’ait posé un lapin ce matin. Je préfère laisser passer un peu de temps, avant de lui reparler. Histoire de repartir sur de bonnes bases. Vous vous en doutez : je pousse un soupir de soulagement, lorsque j’arrive enfin, et que je peux sortir de ma voiture. Milan ne tarde pas à venir à ma rencontre, pressée de me présenter « Mon futur beau brun ! Je l’espère, du moins ! », ce qui me fait secouer la tête, amusée. Je pourrais me méfier, déjà. Additionner le sexy + maréchal-ferrant + beau brun, afin de venir à la conclusion du = Judwal. Mais ça me paraît tellement gros que je n’y songe même pas. Il y a plusieurs maréchal-ferrant, dans les parages plus ou moins lointain. Alors combien y a-t-il de chances pour que là, ça soit lui ? C’est donc tout en conversant, de tout et de rien, mais surtout pas de la réelle raison de ma visite ici, que nous nous dirigeons vers les deux chevaux de la brune. Le mystérieux beau brun est occupé, pour l’heure, et nous tourne donc le dos. « Bonjour. », lancé-je, une fois arrivé vers les chevaux. A l’intention, bien entendu, de l’homme qui s’en occupe à cet instant, dont Milan m’a – prétendument – fait remarquer la présence.

La réponse que je m’apprêtais à lancer à Milan, au sujet de mon planning pour la soirée, se perd, lorsque le maréchal-ferrant passe sa tête sous le cheval, pour me saluer à son tour. Je n’entends pas vraiment son salut, bien trop étonnée pour entendre quoi que ce soit. En dehors de mon foutu cœur, qui s’agite dans tous les sens, en le voyant. Ne pouvant croire ce que je vois, je clignote des yeux, à plusieurs reprises, le visage figé dans une surprise sans nom. Ce qui ne manque pas d’attirer l’attention de Milan, qui doit se demander ce que j’ai pour ne plus rien dire, et ce que sa « proie » a, pour en faire tomber ses outils. « Jud ? », demandé-je dans un souffle. Car oui, c’est lui. Aucun doute possible. Même si on ne s’est pas vus, en chair et en os, depuis notre adolescence. Je le reconnaîtrais entre mille. Car je l’ai vu, à travers de ses yeux, assez régulièrement, ces dernières années. « Eden ? Vous vous connaissez ? », c’est l’interrogation de Milan qui me fait revenir sur terre. Et me fait détourner le regard, que j’avais d’accrocher, sur Judwal. Tournant la tête dans la direction de la jeune femme, je lui fais savoir que : « On s’est connu, étant enfants, en effet ! ». Je ne m’étale pas plus sur la question. Je ne sais pas, après tout, ce qu’elle a bien pu apprendre sur Jud, lorsqu’ils se sont vus, si tant est qu’ils ont parlés. Je ne peux contredire avec l’histoire que j’ai servie à Milan, à savoir que je suis américaine, qui n’a jamais été en Irlande avant de s’y installer, avec sa famille. « Mais je pensais pas le revoir un jour. », admis-je, le pensant réellement. Ou du moins, je ne m’attendais pas à le revoir sans que cela ne soit prévu. Pour l’instant, on avait éludé le sujet, bien que se sachant tous deux dans la même ville. Je ne me sentais pas prête à lui faire de nouveau face. Je ne me sens toujours pas prête pour cela… C’est sur cette pensée, et alors que ma phrase se termine, que je me tourne de nouveau vers lui, pour lui lancer un : « Oublie pas : Ici, je suis Eden, pas… ». Précision utile, étant donné qu’il se borne à m’appeler comme autrefois. Prénom que j’ai même du mal à utiliser, à présent, tant ça réveille des douloureux souvenirs en moi. Pas plus douloureux que le revoir, lui, à quelques mètres de moi seulement. Et là, j'en viens à vouloir me baffer mentalement pour ne pas m'être plus entraînée que cela à bloquer notre lien, et ce que je peux laisser filtrer, quand je suis moins sur mes gardes, pour garder une certaine distance avec lui. Indéniablement, il a dû ressentir ma surprise de le voir. Un peu de nostalgie, aussi, car je me suis repris, en pleine face, tout ce qu'on a pu vivre, l'un avec l'autre, avant la mafia, et que ça me manque toujours beaucoup, notre complicité, notre proximité, même l'incertitude face à ce qu'on était vraiment l'un pour l'autre. Et, je le crains aussi, mais un « La visio mentale n'est pas top ! », en le voyant. Et en plantant. Car je ne m'étais pas attendue à le trouver encore plus attirant en réalité que par le biais de notre lien. Y'aurait-il un trou de souris, quelque part ? Pas trop loin ? Car là, le connaissant, je vais en entendre parler des semaines entières ! S'il a compris ce que ça signifiait. S'il y a prêté attention, remis plus rapidement que moi de l'étonnement.

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Even thornes are roses.
Don't need a hero to save me. I'm not a girl to set free. It's nothing you did to me : I've always been this way. I might be strong, I might be weak. There might be a part of me that I won't let you keep & on this road, I've come this far, I don't need a man to hold my hand. Don't be afraid to hold this : Even the thorns are roses. I know I have to stand alone, but I can live on my own.
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Message ✞ Re: You will never understand the hell I feel inside my head | Juden    ✞ Lun 20 Fév - 2:31

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Message ✞ Re: You will never understand the hell I feel inside my head | Juden    ✞

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