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 Visite surprise à la boutique d'Eden - Ft Eden

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confrérie
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Erwan Kesselbach
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Message ✞ Visite surprise à la boutique d'Eden - Ft Eden    ✞ Lun 23 Jan - 21:54

Erwan était tout simplement épuisé. Il avait passé la nuit avec ces fous furieux qu'étaient Severin et Amé. Il ne voulait même pas se souvenir de ce qu'ils avaient fait, son esprit était déjà traumatisé. Mais le fait était qu'il était épuisé sans parvenir à dormir. Alors, il avait décidé d'aller visiter la boutique d'Eden. Bon, il y était déjà allé mais souvent en horaires de fermeture, jamais pendant qu'elle travaillait. Il se disait que la voir penchée sur ses œuvres d'art allait le détendre. Et puis même, rien que la voir lui plaisait, il l'aimait comme un fou et se sentait chanceux de l'avoir, même s'il sentait que la réciproque n'était pas forcément vraie.

Il bouda sa voiture, préférant marcher jusqu'à sa destination, bien emmitouflé dans son manteau. Le fait d'aller doucement lui permettait de réfléchir à sa relation avec la jeune blonde. Il s'agissait d'une humaine, il ne pouvait pas partager avec elle ses soucis au travail, ni même lui raconter ce qu'il lui était arrivé la veille. Officiellement, il était garde du corps en arrêt, aujourd'hui formateur de nouveaux gardes du corps. Cela lui permettait d'expliquer à la fois ses blessures, sa force et ses horaires parfois dingues. Heureusement, la Confrérie pouvait donner des documents le prouvant si on devenait trop suspicieux. Même s'il n'en avait jamais eu l'utilité jusque là.

Mais au delà de ce petit mensonge, il sentait qu'Eden n'était pas toujours honnête avec lui. Là, c'était son côté chasseur qui parlait. Oh, elle mentait parfaitement bien, c'était ficelé à la perfection, mais une petite alarme sonnait dans sa tête, lui disant qu'un truc était louche. Cependant, il ne fouillait pas particulièrement. Il la voyait mal dans une affaire illégale et ce n'était de toute façon pas ses affaires. C'était elle qu'il aimait, avec ses qualités et ses défauts.

Lorsqu'il arriva enfin devant la boutique, il vit avec satisfaction qu'elle était penchée sur un morceaux de bois, concentrée. Il pouvait l'observer, il était content. Aussi tôt le matin, il y avait même peu de chances que des clients viennent la voir. Il entra donc, sans faire de bruits, sans essayer d'être discret non plus.

"Bonjour, E."

Erwan n'appelait jamais Eden par son prénom. Il sentait qu'elle ne l'aimait pas et lui donnait donc de l'initiale. Il n'était pas particulièrement fan des surnoms amoureux comme "mon amour", "ma chérie". Et c'était encore moins le genre d'Eden de les supporter sans broncher.

Il regarda un peu autour de lui, observant les jouets déjà prêts à la vente. Il n'était pas un grand amateur de ce genre de choses, lui-même n'ayant pas vraiment eu de jouets lors de son enfance - ou alors des jouets pour apprendre à se battre et à utiliser la magie. Ici, tout était beau, fin, amusant. Tout, jusqu'aux écritures, était d'une perfection qu'on ne retrouvait plus sur les jouets industriels. Et vu le temps qu'elle pouvait passer dessus, c'était forcément différent de ces produits de masse.

Lorsqu'il se tourna enfin vers Eden, la fatigue s'envola presque, son coeur battit un peu plus vite. Il était heureux, il se sentait complet. Certes, la barbe qui avait poussé pendant la nuit ainsi que ses cheveux en bataille venaient compléter des yeux complètement explosés, mais sinon, il était à nouveau frais comme un gardon.

"J'espère que je ne te dérange pas. J'ai pensé que c'était une belle matinée pour te saluer. Cela fait un petit moment que je n'ai pas eu de tes nouvelles, n'est-ce pas ?"

Il espéra soudainement qu'elle n'aie pas entendu les bruits venant de son appartement cette nuit. Il manquerait plus qu'elle le questionne dessus. Mais étant donné qu'elle n'était pas venue voir, il était probable qu'elle aie été absente ou bien qu'elle ait eu un sommeil très profond.
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Eden F. Armstrong
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Message ✞ Re: Visite surprise à la boutique d'Eden - Ft Eden    ✞ Dim 29 Jan - 21:56

Erwan & Eden
♫ Sucker love1 is heaven sent . My heart's a tart, your body's rent, my body's broken, yours is bent. Carve your name into my arm. Sucker love, a box I choose. Another love I would abuse no circumstances could excuse. In the shape of things to come, too much poison come undone 'Cause there's nothing else to do. Every me & every you. Every me & every you. Every me, me. Like the naked leads the blind. I know I'm selfish, I'm unkind. Sucker love I always find someone to bruise & leave behind. All alone in space & time, there's nothing here but what here's mine : Something borrowed, something blue. Every me & every you. Every me é every you. Every me, me. ♪

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Mardi 17 janvier :

Concentrée sur le bout de bois que je travaille, je ne fais pas vraiment attention à ce qui se passe autour de moi. C’est à peine si j’entends la musique diffusée par la radio (de la merde commerciale sans saveur, si vous voulez mon avis !). Ce fond musical est juste là pour occuper un peu mon esprit, si celui-ci décroche de ma création en cours de réalisation. Lorsque je travaille de la sorte, manipulant des outils passablement dangereux si je ne fais pas attention à mes gestes, je bloque le lien qui m’unit à Judwal. Pas vraiment envie qu’il débarque par surprise dans mon crâne et que, sous la surprise, je ne m’entaille une main, voire ne me coupe le doigt. Pour éviter tout accident de ce genre (aussi bien en ce qui concerne le boulot de Jud !), on s’est mis tacitement d’accord pour faire taire notre lien, des deux côtés. Si l’un veut parler à l’autre, c’est simple : il tente de le joindre. S’il fait face à un mur de silence, il sait que ça n’est pas encore le moment. C’est aussi simple que cela. Enfin, dans les faits, car il est vrai que, depuis que l’on s’est « retrouvé », on a pris l’habitude de se parler régulièrement. Parfois même, presque toute la journée, avec des petites interruptions de-ci, de-là, certes, mais vous voyez ce que je veux dire. Sans forcément avoir des choses vraiment importantes à se dire. C’est d’ailleurs cette habitude qui me pousse à rouvrir notre lien, aussi bien mentalement que visuellement. « Alors, t’en penses quoi ? », lui demandé-je en faisant allusion au jouet que je suis en train de créer. Je sollicite régulièrement son avis, sur mon travail, tout au cours du processus de création. Et, là, vous vous en doutez : il est « connecté », sinon, je n’aurais pas tenté de lui parler dans le vent ! Etant donné que je me suis à présent occupée à peindre, je peux me permettre de parler ainsi avec lui.

QQuelques minutes plus tard, après qu’il m’ait donné son avis, et parlé un peu de sa matinée, la clochette de la porte d’entrée carillonne, m’indiquant l’arrivée d’un (ou plusieurs) client(s). "Bonjour, E.", retentit peu après, alors que je lève la tête pour voir qui arrive, et ainsi, salue la personne de manière plus polie, que la tête baissée sur ce que je peins. Mes yeux se sont à peine posés sur Erwan que j’entends Judwal pester dans ma tête, face à l’arrivée de mon « vieux », comme il le qualifie. Je lève les yeux au ciel (Judwal comprendra le message, la « visio » étant toujours activé), alors qu’un sourire se dessine sur mon visage (à l’attention de mon visiteur) : « Salut ! », s’échappe d’entre mes lèvres. Salutations concernant Erwan, au revoir lancé indirectement à Judwal. De toute façon, il est bien trop ronchon pour que je maintienne notre lien. Je retourne à ma peinture, laissant Erwan faire son tour dans ma boutique. "J'espère que je ne te dérange pas.", déclare-t-il, me faisant secouer négativement la tête, dans une réponse silencieuse. "J'ai pensé que c'était une belle matinée pour te saluer. Cela fait un petit moment que je n'ai pas eu de tes nouvelles, n'est-ce pas ?" Je m’étire, tandis qu’il s’exprime. Non pas qu’il m’ennuie : il se trouve juste que je suis restée penchée sur mon bureau depuis mon arrivée. « T’as bien fait, ça me donnera une bonne raison de faire un petit break. », lancé-je en posant soigneusement mon pinceau, ayant choisi volontairement « petit », pour qualifier la durée de ma pause. Pas par méchanceté. J’apprécie Erwan. Il est sympa. Intelligent. Marrant. Mignon. Mais je ne suis pas – plus, du moins – sociable. Dans le fond, je ne le connais pas vraiment. Lui non plus. Et je n’ai pas l’intention de remédier à la situation. « J’ai été pas mal occupée, ces derniers temps. », expliqué-je. Pas mal de boulot. Pas vraiment habituée non plus à avoir un « petit ami » (ce terme me perturbe toujours, d’ailleurs.). Et on risque de se voir encore moins souvent, par la suite, lorsque Judwal ressurgira dans ma vie, en chair et en os… « T’as fait quoi cette nuit ? T’as une tronche de déterré ! », demandé-je en l’observant rapidement, alors que je me dirige vers lui, pour l’embrasser brièvement (geste incontournable de notre relation : il n’est plus « que » mon voisin, après tout. Et ces petits gestes – basiques – je préfère en être l’initiatrice : séquelle de la mafia !). Question posée – franchement – car oui, il est clairement fatigué, et que ça m’intrigue : j’ai entendu des bruits étranges, provenant de son appartement, la nuit dernière. C’est ça, d’être insomniaque ! Je finis par m’appuyer contre le comptoir, attendant sa réponse (ou non, s’il préfère éviter cela !), et aussi pour « m’échapper » de lui. Enfin, lui ou une autre personne, ma réaction serait la même : cela fait bien longtemps que je ne suis plus vraiment tactile, n’étant plus trop à l’aise pour cela. Avec quiconque.

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Don't need a hero to save me. I'm not a girl to set free. It's nothing you did to me : I've always been this way. I might be strong, I might be weak. There might be a part of me that I won't let you keep & on this road, I've come this far, I don't need a man to hold my hand. Don't be afraid to hold this : Even the thorns are roses. I know I have to stand alone, but I can live on my own.
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Message ✞ Re: Visite surprise à la boutique d'Eden - Ft Eden    ✞ Lun 30 Jan - 9:45

« T’as bien fait, ça me donnera une bonne raison de faire un petit break. J’ai été pas mal occupée ces derniers temps. »

Petit était la façon qu’avait Eden de prévenir Erwan qu’elle n’allait certainement pas tout lâcher pour passer cette matinée à batifoler. En même temps, c’était logique, il débarquait un matin où la boutique était ouverte. Mais il était cependant heureux comme un chien qui remuait de la queue – arrière bon sang - devant un os lorsqu’elle lui avait fait qu’il avait bien fait. Il se sentait comme un enfant en quête de l’approbation d’un parent difficile, c’en devenait pathétique. Erwan Kesselbach, chasseur de démon, mis à terre par K.O. technique par une petite blonde de 11 ans de moins que lui. Des fois, il avait juste envie de rire de son pathétisme.

« T’as fait quoi cette nuit ? T’as une tronche de déterré ! »

Il allait répondre quand elle l’embrassa furtivement. Là, il se sentait comme lors de son adolescence et qu’il cherchait le moindre contact physique pour calmer ses hormones – et son mal-être. Coupé dans son élan, il avait presque fermé les yeux pour savourer la seconde – que dis-je, la fraction de seconde – qu’avait duré ce moment. Au début, il avait mis sur un éventuel manque d’expérience sa timidité et sa distance. Puis le temps lui avait appris qu’elle était loin – très très loin – d’être timide. Au contraire, elle ne s’empêchait jamais de dire ce qu’elle avait à dire. Et puis même, apparemment, elle était ainsi : jamais il ne l’avait vue affectueuse avec personne d’autre. Donc, quelque part, il se sentait privilégié. Et puis, d’un autre côté, c’était le côté rare de la chose qui faisait qu’on l’appréciait, n’est-ce pas ?

Cependant, il ne pouvait pas s’empêcher de sentir comme une barrière. Elle pouvait le faire, lui devait attendre. Parfois, il faisait un premier pas, mais la sentir se raidir sous son contact lui donnait l’impression d’être un monstre qui allait la battre. Il s’était souvent demandé si une personne importante l’avait battue, auparavant : un parent, un amant… Cela expliquerait beaucoup de choses. Mais il ne voulait pas savoir. Si elle ne le disait pas, c’est qu’il n’avait pas à savoir. Et puis s’il apprenait un truc, elle le sentirait.

Ah ! C’était tout lui ça. Il avait tendance à la mettre sur un piédestal : elle savait tout, voyait tout, sentait tout. C’est l’amour, dit-on. Dans tous les cas, Erwan devait arrêter de philosopher, cela ne servait absolument à rien et il devait répondre à une question. Laquelle déjà ? Ah oui, sa tronche de déterré, comme elle avait dit.

« Oh ! Euh, des collègues sont passés avec… un ami. Ils n’ont pas décrotté de la nuit. J’ai pu les jeter ce matin avant de venir te voir. »

Il s’assit sur une chaise en face du comptoir, un peu avachi, après avoir légèrement ouvert son manteau. La boutique était bien chauffée mais il avait un peu la flemme de se déshabiller. Et puis, d’après ce qu’il comprenait du petit break, d’ici dix minutes, il sera parti.

« Et toi alors ? Occupée à pas mal de choses ? Ça marche bien les affaires ? »

Il se sentait affreusement ridicule à poser des questions aussi bateau, mais il se souvenait en particulier d’une fois où il avait eu le malheur de poser une question sur ses parents. Bon, n’allons pas polémiquer sur sa réaction, il avait désormais l’habitude ! Mais il n’était pas plus avancé sur la situation familiale de la jeune femme.

En y repensant, vous devez sûrement penser qu’Erwan se plaint. Ne vous y trompez pas, il était amoureux, depuis un petit moment. Le schéma classique : il rentrait du travail fourbu et une déesse blonde lui passait sous les yeux et rentrait chez elle, qui était à côté de chez lui. A force de la voir, il avait commencé à la désirer, puis à avoir envie de la voir autrement qu’entre la porte de l’immeuble et le palier. Il voulait un petit peu plus que « bonjour, bonne journée ». Il était tombé amoureux. Elle avait accepté d’aller plus loin que voisin-voisine. Mais c’était juste que quand il avait dit qu’il voulait un petit peu plus que « bonjour, bonne journée », le « un petit peu plus », c’était une façon dire… Il aurait vraiment aimé quelque chose de plus… euh, fusionnel ?

Mais on se satisfait de ce qu’on a n’est-ce pas ? Et puis, parfois, il se disait qu'il pouvait prendre des initiatives.

" Ca te tenterait une petite sortie, demain soir ? Pas ce soir, je vais travailler avec ma nuit blanche dans les pattes, je ne serai pas d'une très bonne compagnie. "
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Eden F. Armstrong
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Message ✞ Re: Visite surprise à la boutique d'Eden - Ft Eden    ✞ Jeu 16 Fév - 11:56

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Mardi 17 janvier :

Je ne sais pas si c’est une bonne idée, pour moi comme pour lui, de continuer cette mascarade, du petit couple tout mignon. Comme je l’ai dit, Erwan est un mec bien. Mais j’ai l’impression, bien souvent, de me servir de lui pour tenter de vivre une vie normale, à laquelle je n’ai plus réellement le droit. Et lui est loin d’être bête, il doit se douter de tout cela. Egoïstement, je ne peux cependant m’empêcher de le retenir à mes côtés, alors qu’il mérite forcément mieux que moi (ce que j’espère pour lui, de toute façon !). Il est ma seule chance de mener une vie à peu près normale, après tout. Et oui, je sais : je suis sacrément égoïste. Cette réflexion s’impose souvent à moi, et aujourd’hui ne fait pas exception, alors que j’ai été l’embrasser sommairement, après m’être permise de l’interroger sur le bruit provenant de chez lui, hier soir. « Oh ! Euh, des collègues sont passés avec… un ami. Ils n’ont pas décrotté de la nuit. J’ai pu les jeter ce matin avant de venir te voir. », me répond-t-il, tout en s’installant sur une chaise en face de moi. Son explication parait un peu « étrange », dirais-je, mais je ne cherche pas plus loin. Je suis bien loin de m’imaginer de la teneur réelle de sa soirée : comment le pourrais-je ? De ce que je suis en mesure d’envisager, il doit surtout s’agir d’une soirée possiblement plus arrosée que prévue, ou avec des nanas, ou que sais-je encore d’autres, qu’il pourrait craindre d’avouer devant moi, redoutant sans doute une crise de jalousie. Bien que son explication paraisse bancale (ou sans doute est-ce moi qui suis trop méfiante !), je ne cherche pas plus loin. Il a le droit à son jardin secret, après tout. Je pars en effet du principe que si je ne suis pas intrusive dans sa vie privée, il aura ce même respect à mon égard. J’assume mon aspect manipulateur !

Pour toute réponse, je me contente de hocher positivement la tête, aussi bien pour réagir face à sa soirée que face à son initiative d’être venu me voir au boulot. « Et toi alors ? Occupée à pas mal de choses ? Ça marche bien les affaires ? », me demande-t-il, changeant de conversations, sans pour autant rentrer dans le domaine du « privé ». Je vous l’ai dit, je ne suis pas vraiment habituée à avoir une relation de ce genre, et encore moins à avoir une réelle intimité avec quiconque. Erwan ne fait pas exception à cette règle. « J’ai pas à me plaindre ! », déclaré-je en m’asseyant plus confortablement sur le comptoir. « J’ai même une commande en préparation ! », expliqué-je en prenant ce sur quoi je travaillais avant qu’il n’arrive, ainsi que le dessin du rendu final, car, pour l’heure, il faut l’admettre, ça ne ressemble pas à grand-chose. Je lui tends le tout, pour qu’il puisse mieux voir par lui-même, tout en déclarant : « Ce meuble de cuisine m’a été commandé par une crèche. ». Une commande que je n’avais pu refuser, et qui ne comptait pas que ce meuble, mais tout un ensemble, en réalité. « Ca te tenterait une petite sortie, demain soir ? Pas ce soir, je vais travailler avec ma nuit blanche dans les pattes, je ne serai pas d'une très bonne compagnie. », propose-t-il finalement. Mes sourcils se froncent alors que je réfléchis sommairement, aussi bien pour voir si c’est avisé, que pour voir si je n’ai pas déjà quelque chose de prévu. Et oui, j’ai un semblant de vie sociale, et j’en suis la 1ère surprise ! « Ouais, pourquoi pas ? ». Ca pourrait être une bonne idée, après tout. Ca me changerait les idées. Et oui, peut-être qu’au fond de moi, il y a un peu d’envie de rendre Judwal jaloux : je ne sais que trop bien à quel point il ne supporte pas Erwan, même si j’ignore pourquoi exactement (longue histoire compliquée !). « On se fait un restau et un ciné ? ». A mon tour de faire une proposition. Qu’on ne dise pas que je ne tente pas de m’investir un minimum dans cette relation, même si je ne la prends pas au sérieux. Bon, je ne sais pas ce qu’il y a à l’affiche, et ça n’est qu’une simple suggestion : de toute façon, je ne suis pas chiante, ça peut être un ciné comme autre chose, à vrai dire, je m’en fous. L’essentiel étant juste d’être occupée, pendant quelques heures.

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Erwan Kesselbach
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Message ✞ Re: Visite surprise à la boutique d'Eden - Ft Eden    ✞ Lun 20 Fév - 20:59

Erwan avait été soulagé qu'elle ne relève pas particulièrement son explication pour la nuit précédente. Et en même temps, il avait été un peu déçu. C'était triste de devoir constater que la jeune femme tenait tellement à sa vie privée qu'elle ne voulait pas empiéter sur la sienne. Étrangement, il aurait presque aimé qu'elle le soupçonne de tout et n'importe quoi. Mais finalement, ce n'était que son côté "je demande de l'affection et de l'attention" qui parlait. Un peu étrange pour un homme de son âge, n'est-ce pas ?

« J’ai pas à me plaindre ! J’ai même une commande en préparation ! Ce meuble de cuisine m’a été commandé par une crèche. »


Eden avait beau montrer les plans à Erwan, ce dernier n'y captait en réalité pas grand chose. Mettez-lui un plan de stratégie, avec des emplacements de sécurité, des issues, tout, il comprendra sans problèmes. C'était son métier après tout. Mais ça... C'était de l'art. Ne croyez pas qu'Erwan détestât l'art ! Simplement... Il n'y comprenait rien. Il aimait les choses qui allaient droit au but. Un poignard joliment décoré, ça il appréciait ! Un meuble de cuisine avec des arabesques... Compliqué. Il avait donc préféré siffler pour marquer son approbation, espérant que ça suffise.

Puis, il apprécia quand elle commença à accepter sa proposition de sortie. Non seulement il pouvait en profiter pour rendre le plan du meuble, mais en plus il sautillait intérieurement ! Une sortie avec Eden ! Ce ne pouvait qu'être le bonheur absolu.

« Ouais, pourquoi pas ? On se fait un restau et un ciné ?

_Ca me va parfaitement ! »


Bon, ça ne lui allait pas parfaitement non plus, l'idée de s'enfermer dans une salle obscure pour plus d'une heure et demi ne lui plaisait pas des masses. Quoi que, il pourrait peut être en profiter pour faire du rapprochement ? Cela lui manquait pas mal, depuis la dernière fois. Erwan restait un homme après tout, et s'il était fidèle, ce n'était pas non plus un asexué.

S'il y avait bien un moment où Eden et Erwan n'avaient aucunes retenues, c'était bien dans ces moments d'intimité, à deux, dans un lit - ou ailleurs, il n'allait certainement pas faire son difficile après tout.

Content d'avoir pu obtenir autant d'Eden, il s'approcha d'elle et prit une mèche de cheveux entre les doigts, pour jouer un peu avec. Il aimait bien ses cheveux, ils avaient la couleur du soleil, la texture du velours. Il aimerait bien avoir des cheveux aussi disciplinés. Il était obligé de passer un sacré coup de peigne tous les matins pour avoir l'air d'un être humain, parfois le gel était même de rigueur.

"Je viendrai te chercher demain à sept heures et demi. Met toi sur ton trente-et-un, je t'emmènerai dans un joli endroit. Et qui sait ce qui pourrait arriver ensuite ?"


Puis, sur ce, il l'embrassa fugacement, avant de me retourner vers la sortie. Il était content de son passage, il l'avait remis en forme pour le reste de la journée. Il allait pouvoir maintenant se défouler sur ses élèves, qui décidément ne savaient pas du tout ce qui les attendaient.
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Message ✞ Re: Visite surprise à la boutique d'Eden - Ft Eden    ✞

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