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 Promenons-nous dans les bois...

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Julian Blavatsky
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Message ✞ Promenons-nous dans les bois...    ✞ Mar 28 Fév - 1:22

Promenons-nous dans les bois...
Feat. Jude & Julian
Mes yeux brillent en trahissant l’impatience de ma soif alors que je patiente calmement dans l’obscurité de la forêt. Le club de pêche de la ville a eu la brillante idée d’organiser une sortie pêche de nuit. Malheureusement pour eux, si la lumière attire peut-être le poisson, elle attire aussi plus certainement les prédateurs curieux. Il ne m’a pas fallu longtemps pour distinguer les conversations au milieu des bruits nocturnes et les retrouver au bord du fleuve. Leur odeur se capte facilement au milieu des senteurs humides de la verdure qui m’entoure. Silencieusement, je fais le tour. J’ai les crocs qui me démangent, et pourtant je prends le temps de bien choisir le plus solitaire d’entre tous. Je préfère rester prudent et éviter de faire des vagues. Pousser les promeneurs de la ville à s’inquiéter d’une bête féroce dans la forêt les encouragerait à organiser une battue. Tout le monde en parlerait, pendant quelques jours au moins. Et évidemment la confrérie ne tarderait pas à aller fouiner dans cette affaire. Rien de bon pour moi.

C’est pourquoi après de longues minutes, peut-être même des heures, alors que la plupart des collègues sont déjà partis et que ma proie commence à fatiguer en somnolant au bord du fleuve, bien enroulé dans sa couverture, je me décide à mordre à mon tour. Malheureusement pour lui, ce sera au cou, et pas à l’hameçon. Silencieusement, je fais un premier pas en dehors de ma cachette. L’obscurité m’enveloppe et me dissimule comme une bonne amie. Je n’ai aucun problème pour voir distinctement ce qui m’entoure, mais pour l’humain, les choses sont bien différentes. Sans sa lampe torche, il serait probablement perdu. Livré à lui-même dans la nature. La peur, elle a une odeur particulière. Elle fait battre le cœur des proies si vite, que j’ai presque l’impression d’entendre le mien repartir quand ma proie comprend que s’en est fini pour elle. L’excitation de la chasse me rend impatient. Je juge finalement que j’ai fait preuve d’assez de prudence, et finalement j’attaque.

Au moment précis où je fonds sur ma proie, quelque chose d’incroyable se produit. Mes crocs s’enfoncent sans problème dans le cou que je convoite, alors que j’entoure le pêcheur de mes bras puissants pour l’empêcher de se débattre. Je n’ai pourtant pas le temps de savourer le goût du liquide rouge qu’un bruit terrible me surprend. Je suis obligé de lâcher l’homme, pour faire face à la chose qui vient de tomber de l’arbre non loin de là. Je suis prêt à me défendre, persuadé qu’il s’agit d’une agression, mais en fait l’humain sorti de nulle part ne semble pas bouger. Ma proie en revanche, trouve la force de pousser un cri. Alors, mécontent d’avoir été ainsi surpris et dérangé, je retourne à lui et d’un geste je lui brise le cou, pour l’empêcher d’appeler à l’aide. Je grogne, parce que je n’avais pas prévu de me retrouver avec deux corps sur les bras, mais quand je me calme un minimum j’entends un battement de cœur. L’homme de l’arbre n’est donc pas mort. Je ne suis pas sûr de pouvoir l’appeler l’homme d’ailleurs, parce qu’en m’approchant prudemment, je réalise qu’il est couvert de petites plumes qui disparaissent bien vite. En quelques instants, j’en suis à me demander si je ne suis pas complètement défoncé, ou en train de rêver. « Eh ! » Je tente de le secouer une première fois, sans réaction. Son pouls et sa respiration ont un rythme normal pourtant, et il ne me faut pas longtemps pour comprendre que la chose est simplement en train de dormir. Est-ce que c’est pour ça qu’il s’est cassé la gueule de l’arbre ?! C’est un sacré bordel. Déjà, qu’est-ce que c’est que cette chose justement ? D’où ça sort ? Qu’est-ce que ça me veut ? Je me retrouve seul, au milieu de la forêt en pleine nuit, et avec un millier de questions pourtant. Néanmoins, une chose retient mon attention avant d’autre : j’ai toujours faim. Avant que l’autre imbécile avec sa canne à pêche ne se vide de tout son sang dans l’herbe, je reprends alors mon festin, sans quitter l’autre endormi des yeux. Il ne bronche pas. Il ne bronche pas non plus quand je me débarrasse du corps pour m’assurer de couvrir mes traces.

Alors quand j’ai retrouvé un certain calme et une certaine sérénité, je reviens vers mon mystère numéro deux. Est-ce que je devrais appeler le samu pour amener cette chose à l’hôpital ? J’ai comme un doute. Désormais, le bonhomme n’a plus une seule plume sur le corps, mais il est parfaitement nu. Si je n’avais pas trouvé ça plus qu’étrange, j’aurais presque pu m’en amuser. Alors bien décidé à monter la garde pour l’homme-oiseau toute la nuit s’il le faut pour obtenir des réponses, j’abandonne mon manteau sur mon inconnu mystérieux et je me laisse aller à écouter les bruits tranquilles de la forêt. Je ne sais pas combien de temps passe comme ça, avant que l’autre daigne émettre un grognement. Aussitôt, je me redresse pour me pencher sur lui et vérifier qu’il revient bien à lui. « Eh ! Princesse ! C’est pas trop l’endroit pour dormir ! » Je l’appelle sur un ton un peu moqueur, sans parvenir à cacher tout à fait une part d’appréhension. Il y a trop de choses louches dans cette ville, et ça pourrait aussi bien être un sale coup de la confrérie. Pourtant mon côté infirmier n’est pas d’humeur à abandonner un presque humain dans la détresse. Alors pour cette fois, puisque je suis repu, je veux bien porter secours à un inconnu en dehors des heures de service.
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Jude Calaway
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Message ✞ Re: Promenons-nous dans les bois...    ✞ Mar 28 Fév - 10:14

Cela fait quelques temps qu’un vampire un peu trop confiant traîne dans les environs de la ville. Il est prudent pour avoir réussi à échapper à la Confrérie pendant si longtemps, mais pas assez pour être passé totalement inaperçu. Nous sommes sur ses traces, et je suis sûr qu’il sera bientôt sous contrôle. J’espère du moins, parce que ce soir, c’est moi qu’on a mis sur le coup pour la première partie de la nuit. J’ai travaillé aujourd'hui, je n’aurais pas pu tenir la nuit éveillé et recommencer demain. Décidé et pas encore fatigué alors que la nuit vient de tomber, je quitte la Confrérie avec mon brief en tête : repérer le vampire qui se nourrit assez rarement, mais assez régulièrement en pensant que personne ne le remarque. Nous ne savons pas encore comment il fait pour ne pas se nourrir pendant si longtemps, il nous faudra l’observer. Et puis je ne suis clairement pas de taille à affronter un vampire seul, si celui-ci se montre réfractaire à l’idée d’être nourri par la Confrérie. Je ne suis pas un chasseur.

Le pas tranquille, je gagne la forêt. Elle se vide à la tombée de la nuit, et heureusement pour moi. La métamorphose déchire les vêtements, et je n’ai pas un salaire assez grand pour m’en payer de nouveaux à chaque fois. Alors, en vérifiant que personne ne peut voir, je me déshabille. L’image est bizarre, mais je n’y fais plus attention. Le tout, c’est d’aller vite pour avoir moins de chances de tomber sur un courageux qui se promène, ou pire. Totalement nu, je laisse tous mes vêtements au pied d’un arbre, en espérant que personne ne viendra les trouver ici. Je repasserai les chercher après. Et en un instant, mon corps humain se change en celui d’un faucon. Je ne dirais pas que c’est douloureux, pourtant il me faut un léger temps d’adaptation. Quand je suis prêt, je déploie mes ailes pour m’envoler.

L’avantage de ce corps, autre que celui de voler, c’est cette vue perçante qui me permet de distinguer des tonnes de trucs que mon œil humain ne capterait même pas. Je vole au dessus de la forêt quand j’aperçois de la lumière. C’est étrange à cette heure-ci, alors je descends vers la source de lumière, sans un bruit. Comme une ombre, je me pose sur la branche d’un arbre. Ce sont des pêcheurs qui ont décidé de se faire une partie de pêche de nuit. Leurs lumières attirent les poissons, mais ils ne savent sûrement pas qu’elles attirent aussi les plus dangereuses créatures. Ainsi exposés, ils ressemblent à un festin posé sur un plateau d’argent. Et quand je remarque cet homme que nous surveillons déjà, mon cœur bondit. C’est un homme étrange, un noctambule solitaire. Le trouver ici, au milieu de ce groupe, ça ne me dit rien de bon. Je n’arrive pas à croire qu’il ait eu envie de s’entourer d’une bande de joyeux pêcheurs pour aller chercher du poisson. Et je suis tellement concentré sur lui que je ne fais pas attention aux autres.

Comme je le redoutais, il s’éloigne. Il s’isole, et je le soupçonne d’attendre de pouvoir attraper quelqu’un à se mettre sous la dent. À moins qu’il soit autre chose qu’un vampire ? Je ne peux plus attendre, et un des hommes me voit dans l’arbre. Alors, avec cet air outré que j’ai su observer chez les rapaces pour copier leur attitude, je les dévisage avant de m’envoler. Ces cons me font perdre du temps, s’ils se font attaquer ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes. Et quand je peux enfin revenir, la plupart des pêcheurs sont partis. Il en reste une petite poignée, ma vigilance se resserre. Mais quand les derniers hommes s’en vont, je ne comprends pas. Qu’est-ce qu’il attend ? L’homme a changé de place, il remonte la rivière, alors je me décide à me rapprocher. Il ne faut pas que je sois trop proche, pour ne pas l’alerter, mais je crois pouvoir venir plus près. La douleur dans ma nuque me fait savoir que je commence à tirer un peu trop sur la durée, mais j’essaie de rester concentré. Hors de question de rentrer alors que je suis sur le point d’en savoir plus.

Pour mieux voir, je change de place. Et tout se passe en une seconde. J’entends un bruit, un cri je crois, alors que mes ailes se déploient pour m’envoler. Seulement, c’est mon corps qui lâche. Je le sens plus lourd, trop lourd pour voler. Je sens que je grandis à nouveau, et sans comprendre ce qui m’arrive, j’heurte le sol. Le choc est rude, je grogne sous l’impact. Mon épaule craque quand je me replie sur moi-même alors que mon corps achève sa transformation. C’est plus douloureux dans ce sens, plus long aussi. Ma tête me fait méchamment mal et je crois que l’espace d’un instant, mon instinct de survie me hurle de me relever. Pourtant je n’en suis pas capable. Comme lorsque je m’entrainais avec mon père, c’est mon corps qui a forcé la transformation, trop fatigué de tenir sous la forme animale. Et pour récupérer, je sombre dans un sommeil contre lequel je ne peux pas lutter.

Ce qui me réveille, c’est l’inconfort du sol sous mon corps nu et meurtri. C’est comme si quelqu’un jouait du tambour à l’intérieur de ma tête, j’ai l’impression que mon cerveau va finir par fondre. Un grognement m’échappe, mes doigts bougent. J’ai mal, j’ai sommeil. Pourtant je lutte pour me tirer de cette torpeur, pour rentrer chez moi et dormir dans mon lit. Pas au milieu de la forêt. Je ne suis même pas sûr de me réveiller demain si une créature ou même un animal tombe sur moi. Allez debout, bordel. Je râle intérieurement, quand soudainement j’entends une voix. Mon sang ne fait qu’un tour, je me redresse violemment. C’est à ce moment-là que je me rends compte que si je n’ai pas froid, c’est parce que je suis couvert d’un manteau. Quelqu’un de la Confrérie ? Mon regard trouve bien rapidement celui de la personne à côté de moi, mais je n’y reconnais personne. Je le distingue plutôt bien malgré la nuit, mes yeux restant toujours bons, dans la limite de l’humain bien sûr. Qui est ce type qui est resté près de moi ? Qu’est-ce qu’il veut ? Je lui jette un regard un peu outré, en resserrant un peu son manteau sur moi. Est-ce qu’il m’a vu tomber ? Je préférerais inventer un mensonge, dire que j’ai picolé plutôt que la vérité, mais je ne sais pas ce qu'il a vu. Alors je ne dis rien, je me contente de cet air perdu et un peu gêné. “T'es qui putain ? Et qu’est-ce que tu fous là ?”
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Julian Blavatsky
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Message ✞ Re: Promenons-nous dans les bois...    ✞ Sam 11 Mar - 14:00

Promenons-nous dans les bois...
Feat. Jude & Julian
J’aurais pu croire que le pauvre gars était complètement défoncé, ainsi endormi sans habits au milieu de la nuit, mais de le voir ainsi chuter de l’arbre et couvert de petites plumes pousse ma curiosité à chercher plus loin. Je suis soulagé qu’il revienne finalement à lui. Même s’il ne présentait aucun signe de traumatisme grave, la chute qu’il a fait ne devait pas être sans douleur. L’appel de ma voix semble le ramener tout à fait à lui, et il se redresse même un peu trop vite. « Oulà, doucement. Tu as fait une mauvaise chute. » Je l’arrête dans son mouvement d’un geste de la main, sans le toucher pour ne pas l’effrayer. La façon dont ses yeux s’agrandissent et dont son rythme cardiaque augmente trahissent sa surprise, et peut-être même son effroi. Il se cache un peu plus dans mon manteau, et je ne peux pas retenir un léger sourire en coin. Il faut dire que la situation n’est pas des plus banales, et si lui n’est probablement pas en position d’en rire, je trouve ça plutôt marrant.

Son ton un peu agressif qui m’interroge me fait pourtant perdre mon sourire. Il a certes le droit d’être surpris, mais j’ai pris soin de lui au lieu de l’abandonner à son triste sort de victime de la nuit. Alors pour y trouver une mince vengeance, je lui mets la lumière de la lampe de poche du pêcheur disparu dans les yeux. Hors de question de me trahir en lui dévoilant que je vois parfaitement dans le noir sans lumière. « Je m’appelle Julian. Calme-toi, je suis venu chercher un ami pêcheur mais je t’ai trouvé là à la place. » Je laisse passer un instant en prenant l’air rassurant que j’adopte souvent face aux nouveaux arrivants de l’hôpital, et puis sans parvenir tout à fait à cacher mon intérêt, je finis par le questionner sur un ton un peu moqueur. « Tu fais souvent de l’escalade dans les arbres tout nu la nuit ? » Je hausse un sourcil, parce que dit comme ça, c’est encore pire. Je me retiens cependant de mentionner les plumes dont il était couvert et qui ont fini par disparaître rapidement, parce que je ne veux pas l’effrayer. Pas tout de suite en tout cas, parce que je ne vais certainement pas le laisser filer sans explication.

Je ne suis pas naïf, au bout d’un an et demi dans cette ville, je sais bien qu’il n’y réside pas que des gentils vampires adeptes d’humains volontaires auprès de la confrérie. Il y en a d’autres qui chassent, comme moi, et qui sont dans le viseur de ces sorciers qui se prennent pour des chefs. Une légère grimace mécontente m’échappe quand l’idée que cet homme-oiseau puisse faire partie du gang. Je fais preuve d’une grande prudence, en préméditant au possible chacune de mes chasses, et je fais même l’effort de puiser dans les ressources de l’hôpital quand les risques sont trop grands. Alors pourquoi diable est-ce que la confrérie m’enverrait un imbécile à plumes ? Il n’y a pas de raison. Je tente de me rassurer, soudainement plus méfiant vis-à-vis de cet inconnu bizarre. Est-ce que je ne ferai pas mieux de le laisser mourir de froid ici tout seul ? Je lui lance un regard suspicieux. « C’est vrai quoi, qu’est ce qui t’as pris ? Ils sont où tes fringues ? » Avant même de songer à appeler une ambulance ou de l’ausculter moi-même avant de le reconduire chez lui pour lui éviter des frais inutiles, je préfère mettre les choses au clair. Et s’il préfère que je reste sympa, il a plutôt intérêt à jouer la carte de l’honnêteté. Ces abrutis de la confrérie qui se sont fait une mission de chasser les pseudo-monstres de l’humanité, j’en ferai qu’une bouchée sans le moindre problème moral. Pourtant, son air désorienté et un peu inquiet provoque cette habitude que j’ai depuis toujours de venir en aide aux blessés. Alors je lui accorde le bénéfice du doute, dans l’attente de sa réponse. Il est même chanceux, parce que je viens de manger. La balle est dans son camp, comme on dit.
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